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Zambie :Émeutes ouvrières dans la mine de cuivre de Konkola Copper Mines.

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C ‘est à partir,de tensions sur le prix de la force de travail , dans les mines de Zambie qu’une émeute va éclater. Quelques temps avant son  décès  le président de la Zambie,(Levy Mwanawasa),   avait rencontré les dirigeants de l’Union minière, tant il était inquiet de la situation de ce secteur sous pression sociale. Cette rencontre visait à envisager des mesures de paix sociale pour empêcher les grèves dans cette l’industrie1, pour ne pas décourager les nouveaux investissements.Imprimer ce texte Imprimer ce texte

En effet la situation dans les mines de cuivre,  visant à augmenter les salaires,  était d’ autant plus critique, que tous savaient  que les mines de cuivres faisaient d’ énormes bénéfices du fait du boom des métaux dans le monde.

Le ministre des Mines, fut chargé d’ endiguer le mécontentement, à cet effet il avait même  élaboré une politique d’ actionnariat permettant d’acheter des actions dans le cuivre et les mines de vastes cobalt, quant au syndicat il se positionnait nettement contre l’ action des ouvriers.

«Nous avons eu des discussions cordiales avec le président et présenté nos vues sur les récentes grèves parce que parfois nous (les syndicats) sont accusés d’incitation à la grève des travailleurs. Nous voulons empêcher les grèves à venir par le dialogue » Oswell Munyenyembe, secrétaire de la Muz, à Reuters .

Dans ces conditions , la grève ne pouvait éclater qu’ en dehors et contre le syndicat, sous la forme maintenant systématique d’ une explosion de colère visant directement les exploiteurs  et leurs représentants.

A  KCM, le mouvement  s’ enclenchera, quand  des travailleurs de l’exploitation Nchanga refusèrent de prendre leur poste, en exigeant qu’il leur soit communiqué le résultat des négociations salariales. La situation était tendue, et des pierres commençérent à fuser de tous cotés, deux camions à benne appartenant à des entrepreneurs  furent endommagés . Seize maisons et trois voitures appartenant à des familles d’expatriés ont également été atteintes. Des mineurs, selon Kharkar le porte-parole de KCM, ont aussi brûlé deux véhicules et démoli des abris pour les employés d’un entrepreneur chinois . Un responsable du gouvernement a déclaré que les travailleurs, qui réclament des salaires plus élevés, ont également pillé des magasins dans la mine.

Rahur Kharkar a déclaré vouloir déplacer des mineurs impliqués dans la grève à l’entreprise Nchanga Unité opérationnelle intégrée avait arrêté les opérations de l’usine de résidus de lixiviation, Nchanga mine souterraine et le concentrateur.

Kharkar  c ‘est immédiatement rabattu sur le syndicat (la Mine Workers Union of Zambia (MUZ) et a tenu des pourparlers d’urgence pour trouver des moyens de mettre fin à la grève.

Selon Kharkar, avec l’aide de la police des mines et de la Zambie, les émeutes ont été placées sous contrôle. De son coté,le Secrétaire général du syndicat Oswell Munyenyembe a déclaré que la police avait arrêté 30 personnes , après les émeutes et que « Le syndicat ne peut pas soutenir toute forme de violence et nous vérifions que les policiers rapportent que toutes les personnes arrêtées sont des mineurs», (Munyenyembe  à Reuters)

« La production a repris. Nous avons convenu avec les syndicats à mettre tout en ordre « , a déclaré Rahul Kharkar .

Rappel de quelques grèves en Afrique.

Afrique du Sud – L’effondrement du marché automobile a réduit l’utilisation du platine industriel. Une seule firme, Lomain, licencie 5 500 travailleurs dans 32 de ses mines. Misère en cascade car immigrés ou pas, on calcule que pour 30 % d’entre eux, un seul travailleur fait vivre 8 personnes. L’industrie textile connaît les mêmes problèmes qu’en Chine avec le refoulement des migrants intérieurs et immigrants des pays voisins.

Liberia * – 27/3/2009 – 3 000 travailleurs de la plus grande plantation d’hévéas, en grève depuis plusieurs semaines, séquestrent le sénateur de la région qui tire lui-même dans la foule alors que la police attaque pour le délivrer.

Afrique du Sud ’*3/6/2009 ’61 tués dans l’incendie d’une mine illégale abandonnée par Harmony Gold Mining.

Afrique du Sud –* 27/7/2009 ’Sur fond d’agitation sociale avec des grèves dans de nombreux secteurs, émeutes depuis le début de l’année dans les townships où vivent plus d’un million de parias. Plus de 25 manifestations violentes contre les conditions de vie (pas d’eau potable, pas d’électricité, pas de sanitaire). À Thokoza, à 40 km de Johannesburg, le 28 juillet, barrages de pneus enflammés, incendie d’une clinique, de bibliothèque. À 300 km de Johannesburg dans un autre township, la police est lapidée et répond violemment, des blessés. À Balfour (80 km de Johannesburg), les pillages, l’incendie de magasins et de voitures sont aussi violemment réprimés (des dizaines de blessés, des centaines d’arrestations). À Durban (port du nord), un mouvement des chômeurs sud-africains (SAUPM) oganise le pillage des supermarchés : 94 arrestations. La liste peut être allongée presque à l’infini.

note

1 En juillet 2009, une grève de quatre jours avait paralysé  la mine de cuivre Kansanshi, une division de First Quantum Minerals (FM.TO).

Source: spartacus

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  1. Patlotch
    28/02/2010 à 17:42 | #1

    Précisions sur nos idées, choix et moyens http://debat-totalite.org/IDT/Antichambre/Precisions.html

    ‘Invitation au débat sur la totalité’ réagissait, le 23 janvier, à mes échanges avec Alain Bertho dans ce fil de discussion…

    Merci pour cette claire mise au point, et dont acte car désolé pour ma double méprise, puisque DNDF n’a pas retenu ma suggestion, effectivement « saugrenue », d’attirer l’attention sur IDT du point de vue de la communisation, pour autant que telle ait été mon intention.

    La référence à ce site, « pas plus heureuse », dans la rubrique « Lutte de classe » de mon site, est toutefois parfaitement logique, en tant que discours sur « les émeutes », dans la mesure où elles en constituent selon moi une manifestation parmi d’autres.

    Tout aussi logique d’être pour cela considéré comme une fossile de « l’assommant marxisme », de la part de qui la confond avec la disparition bien réelle de l’identité ouvrière.

    Que chacun cultive donc son « aire », avec ses grands airs de ne pas relever d’une idéologie. L’idéologie c’est toujours celle des autres, n’est-il pas ?

    Autant en emporte le vent du capital.

  2. Patlotch
    31/01/2010 à 15:03 | #2

    De la Mercedes du docker à la voiture du voisin, quel écart !

    AD Tu ne leur prouveras pas que « leur vécu » est celui d’un exploité

    Encore une fois, il n’y a pas à prouver à quiconque qu’il est exploité. La théorie ne peut servir qu’à ceux qui agissent dans et de par leur situation face au capital. L’exploitation, dans son principe, existe quel que soit le niveau de salaire. Les prolétaires ne sont pas moins en concurrence pour vendre leur force de travail que les patrons pour l’acheter, et ce n’est pas d’aujourd’hui qu’être exploité n’endigue ni le racisme, ni la xénophobie, ni le nationalisme.

    Ton docker a 3000€ a un salaire double du salaire médian ouvrier en France, et 30 fois supérieur à un ouvrier chinois. Les salaires mensuels des ouvriers zambiens sont inférieurs à 50 dollars, soit de l’ordre de 30€, le niveau de la Chine. Sauf erreur, les propriétaires de la mine en question sont chinois.

    A propos de la Zambia Copper Mines, un peu d’histoire : « Pourquoi les boursicoteurs en sont fous ? » http://www.journaldunet.com/economie/enquete/zambia-copper/index.shtml
    (les derniers repreneurs sont chinois)

    Voir aussi le mouvement, pour ce reste de l’aristocratie ouvrière héritant des « acquis » de la période antérieure. Il suffit de constater combien ont disparu, de cette race des seigneurs ouvriers, de constater la baisse continue des salaires depuis ? vingt ans… D’observer que les acheteurs de force de travail font leur marché en toute connaissance de cause, et que ces privilégiés ne tarderont pas à rester sur le carreau.

    « Annuaire des acheteurs de l’industrie » (sic), salaires ouvriers dans le monde
    http://www.achats-industriels.com/achats/salaires.asp

    Je connais un peu un exemple d’ouvriers à 3000€ en fin de carrière, dans un groupe multinational, leader mondial, protégés par une des meileures conventions de branche (chimie), secteur de pointe en expansion industrielle jusqu’en 2008-2009 (matériaux composites, aviation, éoliennes…). On a même vu une grève des jeunes embauchés exigeant de meilleurs salaires en 2008, la cgt régionale contrainte de suivre mais aucune boîte alentours, bien que les salaires y soient très inférieurs… Boum ba da boum la crise. Janvier 2010 : une seule chaîne sur 5 à plein, une arrêtée, les autres au ralenti. Dégraissage par les intérimaires. Chômage technique de 5 mois pour commencer. Selon le DRH, les gars seraient contents, des mois à la maison avec 80% de leur salaire (sans heures sup cependant). Et après ? « de la muscu » pour sauver la boîte ?

  3. A.D.
    30/01/2010 à 21:13 | #3

    « …il y a lutte aussi au sein du prolétariat, entre ceux qui veulent l’abolir et d’autres lui donner le pouvoir, l’autonomie… C’est bien à quoi on assiste avec la segmentation du prolétariat dans la… »Patlotch.
    Entre ceux qui voudront l’abolir, d’autres qui voudront lui donner le power, etc…et pas d’autres encore, qui ne voudront rien de plus qu’être suffisamment « servis », ou se sentir relativement mieux lotis (qui peut leur donner tout à fait tort ?) qu’ailleurs : va donc de l’autre côté de la méditerranée. La xénophobie qui réapparaît, à la moindre occasion me semble ressortir de cette évidente réalité : appartenir à, avoir un maître et/ou un patron et le revendiquer, contester la présence d’étrangers qui sèment le désordre et le trouble, éventuellement qui se vendent mieux, qui dérangent l’arrangement de l’élevage humain revendiqué : La France aux français ; Produisons français … avec des français. L’affirmation est fluide, elle peut se passer de toute relique programmatique, peut-être.
    C’est dans ce sens que : l’exploitation ne se prouve pas. Tu dis … » l’exploitation se prouve aisément, non seulement par le vécu ouvrier « à l’usine » et hors-travail »…
    Bien des ouvriers : chimie, acier ou par exemple ici des dockers( 2500 à 3000€/mensuels), rigoleraient de se l’entendre dire, pour eux, l’exploitation c’est le XIXème et Zola, ou le Tiers-monde, ou à la rigueur les petits-boulots de caca pour immigrés. Tu ne leur prouveras pas que « leur vécu  » est celui d’un exploité. Ils ont bagnole(s) allemande(s) et « villa », font de la muscu, et portent des fringues de marques, mangent bien, font du tourisme à Bahia ou à St Péterouschnock..eux des exploités, hmm, ça jamais… Cela serait un avoeu, comme le travail lui même.

  4. Patlotch
    30/01/2010 à 17:47 | #4

    Je ne croyait pas si bien dire, plutôt que squatter DNDF, je ferais mieux de faire des piges pour Les Echos :

    « Aujourd’hui, ils sont devenus marxistes… »

    Karl Marx triomphe dans la finance
    [ Les Échos 20/01/10 ]

    Les banquiers ne sont plus ce que vous croyez. La crise les a changés. Bien sûr, certains d’entre eux passent pour d’affreux libéraux. D’autres sont pris pour d’indéfectibles suppôts du grand capital. D’autres encore sont considérés par les syndicalistes comme d’intransigeants défenseurs des actionnaires. Mais c’était dans l’ancien temps. Aujourd’hui, ils sont devenus marxistes. Plus question de laisser le grand capital sucer le sang des travailleurs traders, qui risquent leur vie chaque jour dans la mine des salles de marché ! A Londres comme à Paris, les gouvernements croyaient avoir trouvé le moyen pour forcer les employeurs du prolétariat financier à maltraiter leurs courageux collaborateurs : la surtaxation de leurs malheureux bonus. Ce nouvel impôt devait les convaincre d’amputer ces primes bien méritées. Mais les banquiers s’y refusent. Aux dernières nouvelles, ils vont maintenir les bonus et payer la surtaxe en plus. Ce qui va faire baisser les bénéfices. Autrement dit, l’actionnaire est sacrifié au profit du salarié. Avec cette décision qui met fin à l’exploitation de l’homme par l’homme ou plus précisément du banquier par le banquier, la finance reprend le flambeau de la lutte des classes.

    Ce n’est que l’un des signes du retour de Marx. « Le Capital » recommence à se vendre, même s’il reste toujours aussi illisible. Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, a hérité du même surnom que lui : « le Barbu ». Et sa figure redevient une icône. La vénérable American Economic Association, qui fête cette année ses cent vingt-cinq ans, a choisi de la faire figurer sur son calendrier 2010-2011, vendu sur la page d’accueil de son site Internet pour la modique somme de 15 dollars. Bien sûr, il n’est pas le seul. Le dessin représente Adam Smith faisant la leçon à une petite vingtaine d’économistes, parmi lesquels on reconnaît des libéraux purs et durs comme Milton Friedman ou Friedrich Hayek. Mais Marx est au premier rang, juste à côté de Keynes, pas très loin de Malthus. Et c’est le seul de la petite bande à regarder Smith. Comme s’il voulait lui rappeler que « la production du capitalisme engendre, avec l’inexorabilité d’une loi de la nature, sa propre négation ».

    JEAN-MARC VITTORI, Les Echos

    Reste plus qu’à faire un best-seller de ‘Karl Marx et la fin de la philosophie allemande’

  5. Patlotch
    30/01/2010 à 17:11 | #5

    AD On ne peut pas prouver l’exploitation

    J’ajoute que l’exploitation se prouve aisément, non seulement par le vécu ouvrier « à l’usine » et hors-travail – présupposation de la reproduction capitalisme en subsomption réelle (qui confine aujourd’hui à un nouvel esclavage). Elle est explicite, au vocabulaire près de l’économie politique relativement à celui de sa critique, dans le langage même de la gestion capitaliste au quotidien. Quiconque s’y penche peut le constater en consultant les données des conseils d’administration, des officines patronales multinationales, les statistiques étatiques et mondiales, les décisions mondialistes des Thinks Tanks et forums internationaux…

    Art de la guerre, les vrais ennemis se reconnaissent. Tous ceux-là sont implicitement plus « marxistes » que la plupart des anticapitalistes patentés. Les capitalistes, eux, n’ont pas à « prouver l’exploitation », c’est leur existence même, leur vie ‘normale’, et leur raison d’être, ni plus ni moins aliénés par le travail que le prolétariat, mais jusque-là ils sont maîtres du jeu.

  6. Patlotch
    30/01/2010 à 14:58 | #6

    AD les interprétations parfois contradictoires me semblent liées à un discours de dénonciation, cela m’apparaît comme insuffisant.

    Le « discours de dénonciation » est pire qu’ »insuffisant ». Il est une faute théorique. Mais la frontière est floue, parce que dès lors qu’il y a lutte de classes, il y a lutte aussi au sein du prolétariat, entre ceux qui veulent l’abolir et d’autres lui donner le pouvoir, l’autonomie… C’est bien à quoi on assiste avec la segmentation du prolétariat dans la restructuration capitaliste, d’où on peut affirmer qu’il n’y a pas de base à l’unification hors la perspective abolitionniste de la communisation comme transition. Il ne s’agit plus alors d’une dénonciation, mais du mouvement actuel du communisme, qui fait ce qu’il fait, même sans le savoir.

    AD il va falloir autre que « s’intéresser à l’actualité », même « en ce qu’elle exprime ce rapport en mouvement.

    Certes, mais il ne s’agit pas d’un intérêt purement intellectuel. Le problème actuel est de se saisir du fait que la théorie fait partie des luttes, réciproquement dans les deux sens entre abstraction et activité de classe.

    AD On ne peut pas prouver l’exploitation ni son abolition, on ne peut pas prouver la révolution et la communisation.

    Ceux qui la subissent n’ont pas à « prouver l’exploitation », qui est leur (non-)vie même. Révolution et communisation en découlent sans nul déterminisme, elles ne sont ni des fantames ni des plans sur la comète.

  7. A.D.
    30/01/2010 à 00:25 | #7

    « vouloir faire de l’activité révolutionnaire un métier » Patlotch

    Pour terminer la séquence des gens bien z’intentionnés, plus gentilment, sur cela : je n’ai pas eu de métier, et c’est pas le moment de pointer pour moi.
    Donc, l’activisme, toujours pour moi, pas une affaire. Mais on se doute que désoeuvré, comme je le suis, j’ai eu le temps de penser, plus que beaucoup, la plupart très occupées, j’ai de la chance encore, mais bien sûr relativement la dèche aussi….
    Oui tu as raison à propos de la théorie: » c’est-à-dire du fait que toute lutte de classe porte sa théorie, quelle qu’elle soit. »
    Mais je pense qu’il va falloir autre que « s’intéresser à l’actualité », même « en ce qu’elle exprime ce rapport en mouvement. Ce que font, c’est patent, les émeutes ouvrières de Zambie et d’ailleurs » .
    Je souhaite une théorie de la communisation, une production d’un écart, une positivation communisatrice, mettons.
    C’est pour cela que je peux penser que : les luttes parlent d’elles-mêmes (dans tous les sens), le commentaire ou l’interprétation, les interprétations parfois contradictoires me semblent liées à un discours de dénonciation, cela m’apparaît comme insuffisant. On ne peut pas prouver l’exploitation ni son abolition, on ne peut pas prouver la révolution et la communisation.
    J’espère m’être fait mieux comprendre, je suis très brouillé, très souvent…
    Salut

  8. Patlotch
    29/01/2010 à 21:23 | #8

    Je réponds quand même à ces questions :

    AD Les prétendus activistes, esthètes, imbitables ou pas, les prétendus nostalgiques n’ont aucune importance, et toi non plus, ni même la théorie, ni aucune théorie, c’est dialectiquement inscrit, dialecticien de quoi ?

    Je dis « activiste » au sens de volontariste, vouloir forcer la « médiation temporelle » de l’affrontement de classe tel qu’il surgit de l’exploitation ou de ses conséquences oppressives et répressives, vouloir faire de l’activité révolutionnaire un métier, comme dit l’autre. L’activisme n’est jamais loin du politicisme, et c’est pourquoi il intéresse autant le monde politico-médiatique. « Activiste » n’est pas normé, et je (te) concède que la frontière est floue. Passons sur « nostalgique », hors sujet, et je ne m’accorde pas plus d’importance que ne m’en laisse la possibilité de causer des choses de la vie, ma vie.

    Quant à dire que la théorie n’a pas d’importance, à savoir, d’effets au sein de l’affrontement de classes, comment te suivre et rester marxiste ? On peut concevoir des désaccords théoriques, mais pas nier que les idées émanant des choses font corps avec elles. C’est ça la dialectique, celle de la praxis, ou alors il faut croire que la comète Marx n’est pas tombée sur la planète du capital. Le missile…

    AD Parce que c’est quoi nourrir des luttes, nourrir la Théorie ?

    Les luttes se nourrissent d’elles-mêmes et la théorie avec.

    AD Je ne suis pas journaliste, ni dialecticien, rien, et vous ?

    Je dis ‘journaliste » précisément à propos de la tendance à en rester à la surface des choses, qui s’accompagne ici, rien d’étonnant, d’une négation des effets de la théorie, c’est-à-dire du fait que toute lutte de classe porte sa théorie, quelle qu’elle soit. Corollaire, il y a lutte de classe dans la théorie aussi, plus ou moins médiée par les affrontements sur le terrain. Et cela s’inscrit dans une histoire, celle de l’exploitation capitaliste. Ce qui nous intéresse est cette actualité, en ce qu’elle exprime ce rapport en mouvement. Ce que font, c’est patent, les émeutes ouvrières de Zambie et d’ailleurs (Algérie récemment).

  9. A.D.
    23/01/2010 à 19:13 | #9

    « …toute la lutte de classes, jusqu’ici, ne fut que ça : se battre pour le salaire, négocier pour déplacer en sa faveur le curseur…. » Patlotch.
    Et de là à l’abolition du salariat, si la situation le permet, et puisqu’il n’y a plus que cela à faire.
    « Tant que la régle n’est pas débordée, on doit bien se contenter de ce qui, au moins, la met en cause, puisqu’aucune solution ne sortira d’ailleurs que ces coups de butoirs au long cours.  » Patlotch
    Tant que la règle n’est pas »débordée » la mesure ne sera jamais rase, tant que la règle est respectée, et elle continue à l’être, le jeu est le même.
    Les coups de butoir, au long ou autre cours, je ne peux rien en penser, à mon moyen terme, les choses, c’est-à-dire tout, a empiré et continue sur cette voie, sans peu d’espoir d’arrangement même dérisoire. La fin ou la décrépitude du mouvement ouvrier, l’inexistence de partis d’avant-garde, le déclin de tout les ismes et les anti- ismes ( de socialisme, à alternativisme, anti-capitalisme…) ne sont pas le signal que, enfin, voilà, bon débarras, la révolution version communisation est arrivée.
    Les prétendus activistes, esthètes, imbitables ou pas, les prétendus nostalgiques n’ont aucune importance, et toi non plus, ni même la théorie, ni aucune théorie, c’est dialectiquement inscrit, dialecticien de quoi ? Parce que c’est quoi nourrir des luttes, nourrir la Théorie ?
    Je ne suis pas journaliste, ni dialecticien, rien, et vous ?
    Pour le reste tes fantasmes ne me concernent pas, Patlotch,

  10. Patlotch
    22/01/2010 à 23:21 | #10

    Ce fil donne à croire que les zambiens intentionnés ont bon dos

    Mais zenfin, cher AD, tu sembles découvrir que toute la lutte de classes, jusqu’ici, ne fut que ça : se battre pour le salaire, négocier pour déplacer en sa faveur le curseur de la plus-value, qu’elle soit absolue ou relative, à jeu égal de l’exploitation, subsomption formelle ou totale du capital sur le travail, source de survie pour tous dans ce merdier mondialisé. Tant que la régle n’est pas débordée, on doit bien se contenter de ce qui, au moins, la met en cause, puisqu’aucune solution ne sortira d’ailleurs que ces coups de butoirs au long cours. Où il importe de préférer ce qui la met en cause en actes même sans discours, par cette confrontation aux limites, sur laquelle s’appuie la théorie communiste, à ce qui le fait en mots sans actes ou sans portée significative, qui « anticapitaliste », qui « révolutionnaire » patenté demain matin la veille, comme on se fait curé ou facteur tendance.

    AD Passer de la tendance, de l’implicite, à l’explicite. Un écart impérieusement nécessaire.

    Tu te complets dans une pirouette esthétiste et imbitable. Ça mange pas de pain mais ne nourrit ni la lutte ni la théorie. Désolé. L’écart n’est pas un implicite à exprimer. Le mur n’est pas d’essence idéologique, de supposées mauvaises idées qui s’opposeraient à la bonne solution communisatrice. Il faut en finir avec l’IS et ses avatars d’avant-garde théoricienne, l’idée d’une révélation communisatrice et d’une rencontre magique entre théoriciens et prolétariat, dont seraient l’émergence les activistes de tous poils.

    Les choses sont on ne plus explicites, d’avant leur théorie, et en avance sur leur théorisation, jusqu’à ce que la critique des armes remplace les armes de la théorie. Le débat du landerneau n’est intéressant qu’où il est essentiel, radical. Le reste est chiatique de pollution. Blabla-tics

    Bien sûr il y a des contre-tendances, c’est dans la nature même de l’affrontement, tant sur le versant économique que sur celui des luttes… C’est la vie

  11. A.D.
    22/01/2010 à 16:22 | #11

    « C’est une qualité nouvelle qui émerge des luttes concrètement, quand il n’y a plus rien à revendiquer, à négocier. » Patlotch
    Les luttes, y compris celles montantes, pour le salaire visent à revendiquer un meilleur salaire, de moins pires conditions de licenciement, et négocient, -le bossnapping est une forme de négociation, peut-être que les émeutes aussi car imposant un certain rapport. S’il en émerge la tendance dont tu parles, celle-ci semble aller de pair avec des « contre-tendances » structurelles : fragmentation et stratification de la classe ou des salariées…
    Pour l’interprétation des luttes : arriver là c’est aussi entrer dans une auberge espagnole.
    « puisqu’il s’agit désormais que le prolétariat s’empare de la nécessité de son auto-abolition dans la mesure où la situation s’y prête. »
    .Patlotch.
    Passer de la tendance, de l’implicite, à l’explicite. Un écart impérieusement nécessaire.
    salut

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