« Le grand soir n’est pas pour demain »
Certains Français espèrent un nouveau 1789. Mais pour le quotidien conservateur allemand, l’heure est moins à la révolution qu’à une défense éparse des acquis.
Les chefs d’Etat français n’ont pas toujours compris sur l’instant ce qui se passait dans leur pays. Quand Louis XVI fut réveillé en pleine nuit pour apprendre la prise de la Bastille, il demanda : “C’est une révolte ?” La réponse du duc de La Rochefoucauld-Liancourt est fameuse : “Non, sire. C’est une révolution.” Le 1er mai, des dizaines de milliers de Français ont de nouveau marché sur la Bastille – pacifiquement cette fois, armés de bannières et de mégaphones. A l’unisson, les huit syndicats français les plus importants et les partis de gauche avaient appelé à une manifestation commune. A Paris et dans 283 autres villes de province, des milliers de manifestants se sont rassemblés sous le mot d’ordre “Tous ensemble contre la crise”. Selon un sondage IFOP, 60 % des Français s’attendent à “une explosion sociale dans les prochains mois”. Lire la suite…








epuis plusieurs semaines, les conflits se radicalisent dans les entreprises qui suppriment des emplois ou ferment des sites en France. Des cadres dirigeants ont été séquestrés chez l’équipementier automobile Molex ou chez Caterpillar, le fabricant d’engins de chantier, tandis que des salariés de l’usine Continental de Clairoix ont saccagé une partie des locaux de la sous-préfecture de Compiègne (Oise).


