Accueil > Du coté de la théorie/Around theory, Nouvelles du monde > La lutte des classes et l’État en Grèce. Présentation-débat avec un camarade d’Athènes

La lutte des classes et l’État en Grèce. Présentation-débat avec un camarade d’Athènes

Une présentation-débat publique avec un camarade d’Athènes, aura lieu

* à Lyon, samedi 11 avril, à 16h00, MJC Jean Macé ,38 rue Camille Roy dans le 7ème arrondissement, organisé par l’association Table Rase (www.tablerase.org)

* à Marseille, dimanche 12 avril, à 14h00, au Kiosque (38 rue Clovis Hugues — http://kiosque13.noblogs.org/), organisé par Tant qu’il y aura de l’argent (www.tantquil.net)

 syriza

Il ne fait pas de doute que la coalition SYRIZA-ANEL, qui est au pouvoir en Grèce depuis janvier, doit être vue comme la représentation directe de la place Syntagma de mai-juin 2011, sur laquelle des centaines de milliers de personnes se retrouvaient autour de positions anti-gouvernement, anti-austérité et anti-UE (sans être anti-euro). Mais cette union n’a jamais permis de masquer une opposition fondamentale entre une partie plutôt « patriotique » et une partie plutôt « socialiste ». En Grèce, nous assistons maintenant à la retombée brutale de la vague de luttes initiée par la révolte de décembre 2008 et parachevée par les émeutes massives du 12 février 2012, luttes dans lesquelles l’identité ouvrière et l’auto-organisation n’étaient que peu présentes. Maintenant, la coalition SYRIZA-ANEL rejette la question de l’exploitation capitaliste hors de l’agenda social et politique, empêche une rencontre des prolétaires immigrés et nationaux comme celle de 2008, tout cela en affirmant l’unité nationale. L’antifascisme d’Etat s’est révélé être un outil essentiel dans cette dynamique. SYRIZA est donc l’expression politique de la précédente vague de luttes, c’est-à-dire en un sens son intégration à l’État ou son étatification, et non pas son élimination ou sa défaite. Du point de vue de cette politisation directe des luttes, la situation grecque peut servir à une analyse critique de la vague de luttes mondiale initiée par le mouvement des Indignés et les révoltes arabes.

  1. adé
    09/04/2015 à 15:02 | #1

    “vrai aussi que tant qu’on cause de la Grèce, ça mange pas de pain. Soutenir cette rhétorique à deux sous structuraliste devant un parterre d’indigènes, pour autant que ça puisse les intéresser une fois « exposé », c’est peut-être pas une copine qui se ferait cogner par un toto : pourquoi pas, pour changer, un mec droit dans ses bottes de communisation, avec la racaille, difficile de préviser, hein ?” sur Patlotch blog
    Causer de la Grèce ne mange pas de pain, cependant, comme disent les pauvres : “ce qui rentre fait ventre”.
    Deuzio, la copine qui s’est faite agresser, du moins l’une des “copines” est elle-même d’origine algérienne, l’agresseur, lui est bien français, toto, ou pas.
    Tercio, comme le sait fort bien l’auteur de ces vaillantes saillies, les indigènes se foutent des réunions et des “exposés”, et en ce qui concerne la racaille, bien de chez nous, se préoccupent plus de braquer les téléphones portables, et/ou d’aller acquérir par tout moyen, des fringues à la boutique OM (ce qui ne signifie pas Omnia Mutari, mais Olympique de Marseille), ou dans d’autres lieux, Rue Saint Fé, ou de Rome. Ils ne diffèrent en rien, de ce point de vue, du populo de souche, le Loto et les résultats des paris étant leur préoccupation, sinon unique, du moins parmi les plus importantes.
    Donc, ce serait marrant, de se voir attaqué par des Wesh en goguette, ah?
    Cela serait probablement la preuve que ces indigènes, en général, mâles et couillus, sont d’une radicalité proche de l’extase, nous tenons là notre nouveau sujet. Bien sûr.
    Et encore, cette idée ne peut qu’avoir germé dans l’esprit d’un français de souche, plutôt bobo dans son mode de vie, comme dans ses oeuvres.
    Natif d’Afrique du NORD (Algérie), où ma famille avait trouvé refuge suite à la guerre d’Espagne, mon père,(1920-1994) ouvrier du BTP, conducteur d’engins, diéseliste sur les chaluts, etc…, mon père passait pour un arabe, parlait l’arabe car travaillant avec des arabes. Moi-même,une fois en Métropole (1964), fut en butte à la bêtise crasse de quelques instituteurs, dont un a hérité du nom d’une rue pour son activité politico-associative, football, P.C., car il n’aimait ni les pieds-noirs, assimilés à des colons, ni les arabes car soit harkis, soit retardés, et les deux. Ayant dérivé dans des pays arabes, je me suis souvent vu interpellé en langue arabe, et j’ai eu très souvent à sortir le passe-port pour prouver que j’étais “français”,ce qui ne trompait personne, français “de papier”.
    Au marché des Capucins, et un peu partout à Marseille (Bus 97: Hôpital Nord-Centre Bourse), des indigènes m’ont demandé je ne sais trop quoi (sauf quand il s’est agi de vente de Malboro, ou bien du prix des légumes) en langue arabe.
    Ce n’est pas un vrai français de souche, tel Patlotch, qui va me donner, ou plutôt m’infliger, des leçons d’altérité radicale, ou pas.
    Les Gaulois, ancêtres dudit Patlotch (sait-on jamais?), ne prenaient, dit-on aucune résolution sans s’être au préalable soigneusement enivrés. Une fois la décision prise,ils attendaient, très sagement, d’avoir dessaoulé afin de la mettre en pratique ou d’y renoncer, et donc de recommencer un round de beuveries, etc…
    Un exemple à suivre.

  2. pepe
    09/04/2015 à 16:17 | #2

    Excuse adé mais je crois qu’il ne faut pas qu’on fasse passer par dndf une éventuelle discussion sur la loghorrhée paranoïaque et pourtant passionnante au niveau théorique, de Patloch.
    Il nous a sommé de ne plus rien publier de lui, il y a quelques mois, il nous faut respecter cela, il ne pourra donc pas répondre ici (et c’est heureux pour le bon équilibre des discussions actuelles), même si 50% de son propos consiste à cracher sur tel ou tel d’entre nous et sur dndf en particulier. Même si on peut comprendre ton dernier commentaire. Malheureusement, il n’y a pas non plus de voie pour lui répondre directement.
    Cela dit, tout le monde peut se faire une idée du niveau (et de l’intérêt des problématiques traitées, malgrè tout…), je mets le lien ici:.
    C’est comme si on connaissait un vieux camarade un peu jobard, passionnant et incontournable mais qu’on ne peut pas sortir car il chie sur la table en permanence…

  3. 12/04/2015 à 16:21 | #3

    Peu importe les reflexions sur patloctch. Ce que important est ce que le TPTG viens de dire au sujet de Woland (français pas parfait: je suis anglais):

    “Dr Milios n’ est pas le seul théoricien de communisation à l’intérieur de SYRIZA qui a abandonné sa théorie de la destruction de la loi de la valeur. Un autre est Woland, un (ex?) membre du Blaumachen et Sic. Après avoir passé quelques années dans l’ élaboration des théories drôles à propos de «l’ère des émeutes” et la montée de la nouvelle révolutionnaire (non-) sujet, Woland a maintenant trouvé quelque chose de plus rentable de le faire: il est devenu Secrétaire Général du Ministère de l’Economie, Infrastructure, Maritime & Tourisme, Directeur de la Banque du Commerce et Devéloppement de la Mer Noire et le gouverneur suppléant de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Une de ses nombreuses fonctions est de trouver un politique gouvernementale avec la proportion entre des communes et des privatisations, les droits des travailleurs et des investissements capitalistes . Il y a aussi d’autres choses qui sont d’une importance ici. Beaucoup de haut-profil des cadres de la SYRIZA, qui ont été nommés secrétaires généraux ou conseillers supérieurs dans les ministères, étaient des participants actifs dans les mouvements sociaux. En tant que tel, non seulement ont-ils une connaissance / compréhension en profondeur du mouvement et de ses pratiques, mais ils pourraient également faire usage de leurs réseaux directs (ou indirects) de communication: de la simple acquisition de l’intérieur-information pour le déploiement jusqu’à la (nécessaire) moyen de la médiation encore plus loin à l’intérieur du milieu anti-autoritaire et le mouvement en général. Pour ne donner qu’un exemple, le système clientéliste traditionnelle est encore reproduit en intégrant partiellement des réseaux sociaux informels, contre-culturelles, contre-politiques et d’autres .

    Cette personne, Woland, a été le principal théoricien du Blaumachen depuis presque 10 ans. Il est membre de Sic et plusieurs de ses articles ont été publiés dans cette revue. Il était aussi un membre éminent du groupe de discussion marxiste sur l’état mentionné dans l’annonce de l’événement que vous allez organiser avec un autre membre de Blaumachen.

    Gardez à l’esprit qu’aucun membre de Blaumachen ou le groupe de discussion marxiste sur l’Etat ont publiquement critiqué leur camarade, Woland, en Grèce pour son choix politique pour devenir un fonctionnaire d’Etat capitaliste (en fait, un fonctionnaire étatique de rang haut impliqué dans les privatisations et des plans d’investissement capitaux). Il est important de noter que tous les membres de ces deux groupes ont connu ses relations politiques avec Syriza au cours des dernières années.

    Il y a aussi autre chose qui est important:

    La victoire électorale de ce parti n’est ni “une représentation directe de la place Syntagma en Mai-Juin 2011”, ni “SYRIZA” est l’expression politique de la vague de luttes antérieur, ce est-à-dire, dans un sens son intégration avec l’État ou son étatification, pas son “élimination ou sa défaite “, comme il est mentionné dans l’annonce de l’événement à venir. Contrairement à ce point de vue apologétique, cette victoire électorale est exactement le résultat de la retraite, la défaite ou à la récupération du mouvement, comme nous l’avons expliqué dans la première partie de notre texte (http://dndf.org/?p=14031) .

    C’est également prouvé par le cas particulier de la retraite et de récupération de l’organe Blaumachen dans l’appareil d’Etat.

    Puisque nous ne pouvons pas d’y participer, nous vous demandons de bien vouloir lire cet e-mail pendant votre événement.”

    Les abstractions de Théorie Communiste, qui prends toujours un idée du “théorie” comme quelque chose spécialiste, pour les théoreticiens, et est souvent une question du théorie de la théorie, pas quelque chose pour les prolétaires en lutte, produisent en ceux qui identifient et produisent ses “idées” une attitude purement intellectuelle avec une attitude de supériorité aux gens qui n’ont pas lu toutes les abstractions de Roland Simon ou qui n’ont pas lu toutes les tômes du Capitale 1000 fois et peuvent les cité aussi vite que d’autres gens peuvent bailler. C’est une théorie sans aucun risque pratique , sans des conséquences pratiques. Cette attitude purement intellectuelle demande aucune scission avec les comportements hierarchiques du monde existant et ce n’est pas très dificile pour les gens indélogeable dans ce rôle hierarchique de se “transformer” sans gêne en politicien(ne). Ce n’est pas étonnant d’entendre que le TPTG a rompu avec Blaumachen en 2009 précisement à cause des manipulations Machiavelliennes de Woland.

    Il y a aussi un lien avec ce mentalité politique et le determinisme de Théorie Communiste. Ceux qui ont leurs propres “bonnes raisons” de voir une révolution comme quelque chose inévitable toujours produisent une hierarchie dans laquelle les partisans qui reconnaissent leur explication sont placés au sommet, les neutres (jusqu’à maintenant) masses sont au milieu et leurs opposants, qui peuvent avoir raisons conccurents ou pas de tout des raisons, sont en bas. Determinisme est un résultat logique de la séparation créer par les revolutionnaires entre eux-mêmes et le prolétariat. Si on ne peux pas conceptualise les masses comme individus capables de déterminer les conditions de leur existence par un choix conscient, comme des gens capable de choisir de faire une révolution, puisque c’est nécessaire pour une groupe éclairé spéciale de fournir eux avec une motivation externelle qu’ils ne peuvent pas résister et que deviens une mentalité de foi dans la pensée de cette groupe qui remplace leur propre théorie, leur propre point de vue…

  4. adé
    14/04/2015 à 20:51 | #4

    Reprenons notre “ropa vieja” à propos de “Une initiative”, c’est accommoder les restes, ici les restes d’une sorte de pot-au-feu (puchero) sont sautés à l’huile d’olive avec de l’ail, du cumin, et du concentré de tomate, sel poivre,persil (à la fin, la faim);-)
    En ce qui concerne Wolland, il y a plusieurs aspects à envisager.
    Après l’heure de la der de la dernière instance, qui ne sonne pas, l’ère des émeutes (qu’il faut relancer), l’heure de la soupe est arrivée. On peut comprendre que ce théoricien est éminent car il se trouve à présent, à son poste de commandement admirablement bien placé pour pourvoir en non-sujets potentiels son pays déjà, cependant, encombré par une misère accablante réellement.
    Un cas d’école, en somme.
    Placé où il s’est lacé, Wolland doit avoir le bras long, il pourrait peut-être rendre service, sait-on jamais avec les politiciens?

  5. adé
    14/04/2015 à 21:00 | #5

    …tout cela n’est que ruse machiavélique afin de relancer à la fois l’édition et la diffusion de revues comme Sic, et plus généralement la propagation de théories avancées portant sur” l’émergence du (non)sujet”, et “l’Ere des émeutes”, tout en provoquant les émeutes par une politique cynique et anti-populaire, joli coup.

  6. Stive
    15/04/2015 à 09:31 | #6

    Woland théoricien de l'”ère des émeutes” passe aux travaux pratiques (et à la soupe) dans le gouvernement de Stripas. Retournement banal, une tempête dans un verre d’eau.

    Quant à ce passage de SanFanto : “Les abstractions de Théorie Communiste, qui prends toujours un idée du « théorie » comme quelque chose spécialiste, pour les théoreticiens, et est souvent une question du théorie de la théorie, pas quelque chose pour les prolétaires en lutte, produisent en ceux qui identifient et produisent ses « idées » une attitude purement intellectuelle avec une attitude de supériorité aux gens qui n’ont pas lu toutes les abstractions de Roland Simon ou qui n’ont pas lu toutes les tômes du Capitale 1000 fois et peuvent les cité aussi vite que d’autres gens peuvent bailler…” si je comprend bien le sabir, ce passage et sa suite incrimine TC et son “théoricisme” de générer ce genre de comportement politique (celui de Woland entre autre) et là je ne vois vraiment pas le rapport sinon que de faire porter le chapeau à TC qui, je suppose n’en a rien à foutre. D’ailleurs, Guillon s’est empressé de publier cette lettre sur son site.

    Il y a d’autres questions dans cette lettre, mais sa rédaction ne me permet pas d’en saisir le sens réel pour je puisse en dire plus au risque de me fourvoyer.

    Stive