Récréation

« Comment expliquer l’ascension de l’homme? » par Yuval Noah Harari

Pour ceux et celles qui veulent un peu approfondir ses thèses:

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extrait: Extrait Sapiens

 

 

  1. sovietine
    16/01/2017 à 15:00 | #1

    Et la descente à la maison des femmes dans le même mouvement!
    Colette Guillaumin (Sexe, race et pratique du pouvoir) :
    « Les femmes n’ont pas libre accès alors qu’elles-mêmes sont d’accès libre à tout un chacun. Leurs confrontations physiques ne sont pas des contacts avec des pairs (entre pairs). Les femmes sont éloignées physiquement de leurs égaux possibles par le manque d’un espace public commun. Elles sont privées de la connaissance expérimentale de la parité. C’est bien de parité dont il est question, et non de solidarité. L’exercice de la solidarité entre femmes, réelle, constante, est une expérience personnelle, particularisée. (…). Si les femmes sont solidaires-et elles le sont à un haut degré-elles ne sont cependant les « paires » de personne. Elles ne rencontreront pas, dans un espace public, de façon indéterminée et régulière, des humains inconnus, potentiellement partenaire d’une éventualité imprévisible, en quelque sorte complices bien qu’inconnus, à la fois présents et étrangers, ni dépendants, ni dominants. Car elles sont construites physiquement dans un réseau de dépendance, à la fois d’implication violente et de coupure radicale. »

  2. St
    18/01/2017 à 20:18 | #2

    En réalité, une révolution et un procès de communisation c’est réellement effacer, abolir détruire… une sacrée quantité d’entités fictives, dans laquelle la distinction homme/femme n’est pas des moindres.

  3. flag
    24/01/2017 à 18:09 | #3

    Alors nous sommes ces fictions incorporées :
    « Les professions influent puissamment sur le développement et la tournure des jambes. Les tourneurs et les tisserands les ont plus fortes que celles des autres ouvriers, celles des tailleurs diffèrent de celles des cordonniers : les premiers ont les jambes et les pieds en dehors, à cause de la position qu ils prennent pendant leur travail, tandis que les seconds les ont en dedans par l’effet de celle qu ils gardent en travaillant, et en battant le cuir sur leurs genoux. Les danseurs l’ont, en général, bien développée, et les mollets bien prononcés ; ils ont les pieds très en dehors. Les forts de la Halle, obligés de porter à deux et trois etages d énormes poids, et ne trouvant de point d appui que dans leurs jambes, ont les muscles de cette partie très fortement prononcés. Les cavaliers ont, généralement, les jambes un peu cambrées, et leur mollet, comprimé constamment par les bottes, est aplati, et souvent même manque presque entièrement; ils sont généralement mauvais marcheurs. » (Dictionaire des sciences médicales, 1812)

  4. Amer Simpson
    25/01/2017 à 02:10 | #4

    C’est bien intéressant tout ça… mais on reste avec l’impression que toutes ces fictions se valent… Rien ne nous explique pourquoi ici la religion là la politique et ailleurs les droits de l’homme… « Pourtant, le moyen-âge ne pouvait pas vivre du catholicisme, ni Athènes ou Rome de la politique : les conditions économiques d’alors expliquent au contraire pourquoi là le catholicisme et ici la politique jouaient le rôle principal. » (K.M. Le Capital)

    Bien entendu, pour rester dans la problématique de la conférence, il faut distinguer les conditions économiques comme production de la réalité sociale et de ses fictions adéquates de l’économie en tant que fictions elle-même… Les conditions de production et d’exploitation sont bien réels, pas l’économie comme appréhension de cette production… Toutefois il serait ridicule de penser que ces conditions puissent être vécu autrement qu’à travers leurs fictions puisque se sont là la seule façon adéquate de les percevoir et de les vivre… sauf lorsqu’elles s’effondre par la crise que provoque l’activité révolutionnaire.

    AS