Crise au Portugal : une jeunesse sacrifiée
Pour Diogo, Antoine, José et Pierre, la « génération 500 euros » doit se battre, « entre nostalgie et défiance ».
Le Portugal connaît la pire crise de son Histoire depuis trente ans. Suite au rejet par le Parlement d’un nouveau plan d’austérité, prévu pour « garantir » la réduction des déficits publics et éviter un recours à l’aide extérieure, le Premier ministre, José Socrates, a démissionné.
Nous avons demandé à nos riverains du Portugal de nous raconter cette crise politique. Voici leurs témoignages.
Diogo : « Nous sommes la génération 500 euros » Lire la suite…


Quand la survie du capital mondial nécessite une éradication des dictatures, y compris par la force armée, pour permettre l’aboutissement du « printemps arabe ». La victoire d’une stratégie de politique intérieure française est minuscule à coté d’une telle unanimité des forces politiques mondiales.
Des centaines de jeunes chômeurs ont pris d’assaut, hier, le siège de l’Anem. Des échauffourées ont eu lieu entre contestataires et forces de l’ordre. Une avalanche de projectiles lancés en direction du bloc administratif regroupant plusieurs directions, a contraint les employés des administrations concernées à quitter les lieux dans un climat de panique et de confusion générale.
Des dizaines de personnes ont été blessées, certaines grièvement, dimanche 13 mars 2011 à Casablanca, dans la répression par la police marocaine d’une manifestation pour des réformes, quelques jours après la promesse de changements démocratiques. Mercredi en effet, le roi Mohammed VI a annoncé d’importantes réformes démocratiques allant notamment vers un renforcement des pouvoirs du Premier ministre et l’«élargissement des libertés individuelles».
Si l’on s’en tient aux images de télévisions, on pourrait croire que la Libye est peuplée d’hommes, exclusivement. Et pourtant, « ce sont les femmes qui, les premières, ont défié l’interdiction de manifester » raconte Naeïma Gebril, juge à la cour d’appel de Benghazi :


Koudougou, la troisième ville du Burkina Faso, à 100 km à l’ouest de Ouagadougou, brûle depuis mardi. Des milliers de jeunes ont affronté jeudi la police. Bilan: cinq manifestants tués, de nombreux blessés graves, les locaux du gouvernorat et une douzaine de véhicules incendiés. À l’origine de cet accès de fièvre subit, la mort dans des conditions troubles, de l’élève Justin Zongo. 