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Manos dit Woland (ou l’inverse)

METTRE LES PENDULES A L’HEURE

“This weekend just gone (11th & 12th April) 2 meetings on the new Syriza government organised by Theorie Communiste, one in Lyon, the other in Marseille, were presented by Blaumachen.”
publié ici : http://dialectical-delinquents.com/the-minister-of-sic/

1 “Théorie Communiste” n’est en aucune façon “l’organisateur” des réunions publiques de Lyon et de Marseille des 11 et 12 avril et la plupart d’entre nous regrettons beaucoup de ne pas avoir pu assister à ces réunions sur la situation en Grèce qui étaient une excellente initiative.

2″Théorie Communiste” a quitté le collectif Sic depuis juillet 2013 en conservant il est vrai des rapports amicaux avec nombre de participants de ce collectif.

3 Le copain qui est intervenu lors de ces réunions n’a, à notre connaissance, jamais été membre de “Blaumachen” (groupe qui n’a plus d’activités depuis l’été 2014), ce qui de toute façon n’a jamais été une tare.

4 Manos / Woland a fait un choix qui n’est pas le nôtre, ni celui de Sic, ni celui de Blaumachen, ni celui des organisateurs de ces réunions. Depuis, il ne participe plus à aucun de ces groupes, revues ou collectifs.

Voilà pour les faits. Pour le reste, s’il plait à quelques “Délinquants de la dialectique” ou “Enfants du paradis” de trouver dans la théorie de la communisation ou pire dans les “abstractions élitistes” de “Théorie Communiste” l’origine du devenir sous-ministériel ou bancaire de Manos / Woland, libre à eux. Les ressources infinies de la dialectique sont un bien commun.

Théorie Communiste.

English translation

“Put the record straight”
Manos  aka Woland (or the other way around)”

1 “Théorie Communiste” was in no way the “organiser” of the public meetings in Lyon and Marseilles the 11th and 12th April, and most of us regret not being able to take part in these meetings on the situation in Greece, which were an excellent idea.

2 “Théorie Communiste” left Sic in July 2013, nevertheless keeping friendly relationships with some of the members of the collective.

3 The friend who spoke at those public meetings was as far as we know never a member of “Blaumachen” (a group that has been inactive since summer 2014) – not that being a member of blaumachen was ever a fault!

4 Manos / Woland made a choice, which was neither that of T.C., Sic, blaumachen, or the organisers of these public meetings. Since, he did’nt  participate no more in any of these groups, journals or collective.

So much for the facts. For the rest, if it makes some “Delinquents of the Dialectic” or “Children of Paradise” happy to find the origins of Manos / Woland’s sub-ministerial or banking fate in communisation theory or even the “elitist abstractions” of T.C., they are welcome. The infinite resources of the dialectic are a common good.

Théorie Communiste

  1. adé
    21/04/2015 à 16:30 | #1

    Mettre les pendules à l’heure.

    mais à quelle heure?

    La, les théories sont devenues des discours de l’attente, depuis au moins quatre décennies.
    “Il va falloir attendre”, “En attendant la fin”, l’heure de la pendule est celle de l’attente de l’événement, de la conjoncture, de la survenue, de l’irruption.
    Cette posture a peu à peu grignoté l’ensemble des discours critiques pour devenir la position d’une attente pour elle-même. L’impuissance est au coeur de cette attente, tour à tour rage, haine, nihilisme, “passion triste”, l’attente de la complétude de ce mode de production par son dépassement produit par ceux de qui on attend tout.
    Les théories interprètent le monde, il faut maintenant le transformer.
    CONTRE TOUTE ATTENTE.

  2. adé
    23/04/2015 à 16:19 | #2

    L’attente dans les discours théoriques va de pair avec la défense, défense contre les réformes néo-libérales, défense du salaire, défense, attitude défensive, absence de projets, de perspectives autres qu’attendre la prochaine attaque à laquelle il sera répondu par une défense de la condition passée, une tentative de freiner sans offensive.

    La restructuration des années 8O va de pair selon T.C. avec “une défaite du prolétariat”, pourtant, à part de considérer comme concept et ce qu’on veut lui faire dire et porter, il s’agit d’une victoire.
    Victoire du prolétariat puisqu’il continue d’exister. La défaite a été celle d’une fraction de cette classe, non pas du “Prolétariat”, celui-ci continue à persévérer dans son être, dans son rapport, c’est pareil. Et pourquoi en serait-il autrement?
    Pourquoi la classe exploitée devrait-elle renverser la situation, pour quoi?
    L’abandon de toute perspective critique au profit de spéculations, de projections, de commentaires sur les uns et les autres, ce qu’ils ont dit, ce qui leur manque, la critique de la critique, la critique de la critique de la critique, etc…Tout ça distrait un petit moment, puis l’empirique s’impose avec lourdeur, sans phrase, sans bibliothèques.
    C’est ainsi que Woland est passé de théoricien haut-de-gamme, à secrétaire d’état: pour enfin faire quelque chose d’autre que des projections, des spéculations, toucher du dur.
    Woland, comme devenir d’un devenir sans devenir, sans attente sans fin du moment M.
    Tout comme “le prolétariat ne peut que…”, Woland pouvait tout autre chose, car lui aussi pouvait autre chose.
    L’attente produit cela.

  3. adé
    23/04/2015 à 20:09 | #3

    “Les différentes expériences “socialistes” conservaient en effet les mêmes images identificatoires de bonheur que le capitalisme. Elles s’adressaient au même roi:l’individu, lequel devait reconnaître que son intérêt se trouvait mieux représenté par le socialisme rationnel que par la société bourgeoise. […]Non qu’on puisse imaginer comme alternative à ces expériences une “véritable” société communiste, mais plutôt, comme nous l’avons évoqué, que le communisme est à entendre comme ce qui existe dans chaque situation sous forme d’une exigence.”
    Spéciale dédicace à Flav.
    Miguel Benassayag, “Le mythe de l’individu”;Armillaire, LA DECOUVERTE, 1998.

  4. adé
    24/04/2015 à 19:58 | #4

    Point sur le i :

    je n’ai pas écrit “attentisme”, parce que ce n’est pas ce que je veux écrire :l’attentisme c’est une position politique, proche de l’opportunisme selon les dictionnaires.

    L’attente est une donnée psychologique,un trait remarquable de l’individu-masse (individu dans le sens de système), l’individu-masse est cette entité produite par la société néo-libérale qui est toujours en train d’attendre ce sur quoi elle compte.

    Les théories, (théorie signifie : 1): science de la contemplation, observation 2) cortège, suite, file), sont le reflet de cette société moderne dont l’objet est extérieur, objet observable dont on attend quelque chose et que l’on pense avoir compris par des processus analytiques de conceptualisation et d’abstraction rationnels (ratio= comput), en fait il ne s’agit que d’hypothèses, il ne s’agit que d’approximations.
    La raison est elle-même hypothétique, mais elle est devenue dans les discours théoriques capable de tout comprendre, et in fine de tout prévoir dans le champ duquel elle s’occupe.
    Le résultat c’est le retour de manivelle: s’est-on laissé guidé par le coeur? je crois qu’au contraire c’est la raison qui a mené la danse.