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Tunisie : l’Armée intervient après une deuxième nuit d’émeutes

Plus de 200 personnes ont été arrêtées et des dizaines blessées lors de heurts dans plusieurs villes de Tunisie, a indiqué le ministère de l’Intérieur mercredi après une deuxième nuit de troubles sociaux alimentés par des mesures d’austérité

 

« Akrem, un manifestant de 27 ans qui a refusé de donner son nom de famille parce qu’il craint la police, a déclaré que le chômage et la misère sévissaient à Tebourba. « Avec 500 dinars par mois » – environ 200 dollars – « vous ne pouvez plus survivre, et nos salaires ne dépassent pas 400 dinars », a-t-il déclaré.

Le salaire minimum en Tunisie est d’environ 160 dollars par mois, et même une petite famille aurait raisonnablement besoin d’au moins 240 dollars par mois pour s’en sortir, disent les économistes »

https://www.nytimes.com/2018/01/09/world/africa/tunisia-protests.html

Dans la ville de Nefza (gouvernorat de Béja), les manifestants ont vandalisé le poste de Police et le siège de la municipalité. Ils ont, également, incendié deux voitures appartenant aux forces de sécurité.

Les manifestations nocturnes ont aussi touché le gouvernorat de Sousse, plus précisément dans la région de Bouhsina où les protestataires ont incendié le poste de police et tenté d’accéder par la force au dépôt municipal.

Les manifestations nocturnes ont aussi touché le gouvernorat de Sousse, plus précisément dans la région de Bouhsina où les protestataires ont incendié le poste de police et tenté d’accéder par la force au dépôt municipal.

Une source sécuritaire a révélé à Business News, ce soir, que les tensions continuent dans plusieurs régions du territoire tunisien. Elle est devenue, même, hors de contrôle dans certaines villes, à l’instar de Nefza, Kélibia, Slimane où l’armée est intervenue pour prendre les choses en main.

http://www.businessnews.com.tn/evennement/77206/534/3/deuxieme-nuit-de-grabuges-en-tunisie-l-armee-intervient.html

 

 

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  1. Christian L
    11/01/2018 à 09:34 | #1

    De nouveaux heurts ont éclaté mercredi soir entre manifestants et policiers dans plusieurs villes, au troisième jour de manifestations alimentées par l’austérité.

    L’armée a été déployée autour de banques, bureaux de poste et autres bâtiments gouvernementaux sensibles dans les principales villes du pays, a fait savoir le ministère de la défense.

    https://berthoalain.com/2018/01/11/hausse-des-prix-affrontements-a-nefza-tunis-hammam-lif-jbel-lahmar-sousse-siliana-kasserine-tebourba-beja-10-janvier-2018/

  2. Christian L
    12/01/2018 à 12:30 | #2

    « Quand le capitalisme et l’Etat ne parviennent plus à intégrer la classe, la révolution qui porte le communisme s’apparente au chaos, et toute forme d’organisation visant à négocier quoi que ce soit devient réactionnaire. »

    ********

    « Le mouvement de contestation actuel n’a de toute façon pas de leader charismatique, pas de structure partisane qui puisse l’orienter ou le contrôler… »

    Jusqu’à présent, on assistait à des crises liées à des réalités locales, qui donnaient lieu à des manifestations ou à des mobilisations et des grèves sporadiques. On peut citer la crise sociale de fin 2016, qui avait déjà donné lieu à des manifestations contre le fléau du chômage frappant une jeunesse — y compris diplômée — désœuvrée, et qui avait conduit les autorités à décréter un couvre-feu nocturne dans tout le pays.

    Le mouvement actuel se différencie-t-il des précédents ?

    Nous assistons à un mouvement d’une ampleur et d’une intensité plus importantes. La tension et la contestation sociales semblent avoir atteint un niveau paroxystique, un point de rupture. Ce mouvement s’est cristallisé autour de l’adoption de la loi de finances 2018. Celle-ci prévoit l’augmentation de la TVA et donc du coût de la vie, mais aussi la création de nouvelles taxes. Le gouvernement amplifie sa politique d’austérité, alors que le pays est déjà marqué par une inflation galopante, qui a dépassé 6 % fin 2017.

    A la différence des précédentes crises, ancrées localement, le mouvement est cette fois d’une ampleur nationale et touche l’ensemble du territoire, des villes défavorisées de l’intérieur du pays à certaines villes du littoral, y compris les banlieues populaires de la capitale, Tunis.

    Le mouvement de contestation actuel n’a de toute façon pas de leader charismatique, pas de structure partisane qui puisse l’orienter ou le contrôler…

    http://www.lemonde.fr/international/article/2018/01/12/tunisie-la-contestation-actuelle-est-un-rappel-a-l-ordre-des-engagements-pris-durant-la-revolution_5240737_3210.html#TMWpq8JiArakOkdC.99

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