les articles de références que nous relayons en parallèle des analyses « à chaud » du mouvement dit du « 17 octobre » ne prétendent pas à un rapprochement raccourci entre les mouvements et les époques. Chacune d’entre elles présente un moment, un produit et un symptôme qui lui sont propre.
Il n’empêche qu’il est toujours utile de revoir, à distance, la façon dont ont été théorisés les mouvements précédents. C’est pourquoi, après « la voiture du voisin », nous avons jugé pertinent de remettre sur la table de travail « Balade en novembre » . dndf

« Ballade en novembre «
« Toute la nuit durant, dans différents district de Paris, on trouve une racaille des plus douteuse, cette pègre organisée dont la présence contamine ceux qui l’acceptent et, plus encore, ceux qui la sollicitent. » (L’Humanité Dimanche, 26 mai 1968)
Du monde au quartier : un même modèle
La révolte des banlieues françaises est un événement mondial. Jamais, depuis l’accumulation primitive du capital, il n’y eut, comme maintenant, une telle conformité et une telle intrication entre l’organisation de la violence et l’économie, jusqu’à effacer la distinction entre guerre et paix, entre opérations de police et guerres. Dans les favelas du Brésil, les prisons des Etats-Unis, les banlieues des grandes métropoles (et des petites villes), les zones franches de Chine, les contours pétroliers de la Caspienne, la Cisjordanie et Gaza, la guerre policière est devenue la régulation sociale, démographique, géographique, de la gestion, de la reproduction et de l’exploitation de la force de travail.
le texte complet ici:
https://libcom.org/library/ballade-en-novembre-roland-simon