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Archives pour 04/2015

La revue SIC s’affiche sur la toile

30/04/2015 Aucun commentaire

la revue SIC s’offre un site qui est pour le moment encore en construction

http://www.sicjournal.org/fr/start

sic web

Sic est un groupe international communiste de discussion et  de publication né en 2009 dans la période qui a commencé avec la crise financière mondiale et la vague d’émeutes, de mouvements sociaux et de révolutions qui a suivi.

Les fondateurs de Sic étaient eux-mêmes engages dans d’autres revues  –Théorie Communiste en France (qui s’est retirée du projet en août 2013), la revue anglophone Endnotes,  Blaumachen en Grèce (qui a cessé de paraître depuis),Riff-Raff in Suède – et dans la revue Meeting, dont 4 numéros sont parus de septembre 2004 à juin 2008, et depuis 2009, d’autres groupes ou individus se sont joints au projet, en République Tchèque (Přátelé komunizace), aux  USA, en Suisse, en Grèce et en Espagne, la participation des membres au projet ayant lieu à titre individuel.

Sic s’appuie sur le constat –  formulé à la fin des années 70 par Théorie Communiste – que la crise des mouvements ouvriers et la restructuration concomitante du rapport de classe capitaliste ont produit une situation oû aucune identité ouvrière reconnue ne peut plus être retournée contre le capital. Cette vue rétrospective jette une lumière nouvelle sur le moment présent.  Au niveau mondial, les luttes sur le salaire et les conditions de travail ne jouent plus le rôle systémiquement intégré et intégrateur qu’elles avaient auparavant à l’intérieur de l’accumulation capitaliste. La période où s’imposait un ‘régime d’accumulation’ basé sur un compromis de classe de facto, ou sur la négociation collective entre le capital productif et les couches dominantes de la classe ouvrières dans les zones centrales de l’accumulation, avec des augmentations de salaire en contrepartie des augmentation de la ‘productivité’, est révolue. Les luttes de défense de la condition prolétarienne – pour la reproduction du prolétariat en tant que tel –  sont désormais posées par le capital comme étant au-delà de ses limites, autrement dit ‘illégitimes’. L’impossibilité pour les prolétaires de s’affirmer sur la base de ce qu’ils sont dans la société, ainsi que les nouvelles formes de lutte des femmes sur la question du genre et  les luttes sur la question de la race ( ou de la ’racialisation’)  –  qui se sont manifestés de plus en plus nettement  depuis les années 60 – a aujourd’hui  rendu caduques les notions de ‘dictature du prolétariat’ et de ‘période de transition’.  Lire la suite…

Un nouveau forum sur la communisation

29/04/2015 Aucun commentaire

Baltimore : Le spectre des émeutes des années 1960 ?

28/04/2015 Aucun commentaire

 

Le gouverneur du Maryland a déclaré l’état d’urgence à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/portfolio/2015/04/28/scenes-d-emeutes-a-baltimore_4623770_3222.html

ferguson

L’état d’urgence déclaré après des émeutes à Baltimore

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/27/baltimore-nouveaux-affrontements-apres-les-funerailles-d-un-jeune-noir_4623749_3222.html

La garde nationale va faire l’objet d’un déploiement massif et l’Etat du Maryland a requis 5 500 hommes supplémentaires en renfort.

Après Ferguson l’été dernier, une autre ville américaine est le théâtre de violentes émeutes. Les autorités du Maryland ont annoncé, lundi 27 avril dans la soirée, le déploiement massif de la garde nationale et imposé un couvre-feu nocturne pour ramener le calme à Baltimore, où des violences et des pillages ont éclaté juste après les funérailles de Freddie Gray, un jeune Noir, mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police.

et pour ceules qui lisent l’anglais

http://www.zerohedge.com/node/505587

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« le problème majeur auquel nous sommes confronté, c’est nous. »

27/04/2015 Aucun commentaire

Actes d’insubordination contre l’ordre confédéral d’usine. Une position politique.

traduction de Stive

15 avril 2015

Posted by http://coordinamentomigranti.org/

La Fonderie d’ATTI/Atla de Bentivoglio a une longue histoire d’exploitation, machines dangereuses, licenciements injustifiés. Nous avons manifesté devant ses bureaux en 2004 en défense d’un travailleur qui avait refusé de travailler dans des conditions dangereuses pour sa santé.  Aujourd’hui l’histoire se répète.  Abdelkader, de retour d’un accident de travail, a légitimement refusé de retourner sur un poste de travail non adapté à ses conditions de santé et, pour cela, a été licencié. Les deux jours de grève ont bloqué l’entrée et la sortie des marchandises : actes d’insubordination contre l’ordre confédéral de l’entreprise, patron blême de rage qui expérimente ce qu’est la colère, camionnettes de la police guettant les affrontements des classes, divisions évidentes et coups échangés entre travailleurs. Tout cela s’est produit la semaine dernière à la fonderie de Bentivoglio.

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A propos d’une trajectoire politique

25/04/2015 un commentaire

Les camarades de la revue SIC nous ont fait parvenir cette déclaration

Un des fondements de la théorie de la communisation est une opposition radicale à l’Etat capitaliste dans toutes ses incarnations et aux gouvernements quelle que soit leur famille politique.

Sic n’a donc rien à faire avec des responsables gouvernementaux.

Un participant à Sic, inactif dans le projet depuis environ un an, a décidé récemment d’entrer dans un parti qui en 2015 joue la carte du keynésianisme de gauche, et il est devenu un cadre de haut rang dans la nouvelle administration Syriza en Grèce.

Nous avons pris la décision de le retirer de la liste e-mail de Sic, mettant fin formellement à son association avec le projet.

Mais il va sans dire que, étant donné sa trajectoire politique, son appartenance au projet était devenue de fait impossible.

Ceux et celles qui participent à Sic sont des partisans de la communisation ; ils partagent une compréhension de la révolution comme communisation – c’est-à-dire comme dissolution des rapports sociaux capitalistes et de l’Etat.

Poser cette théorie comme impliquant de quelque façon son contraire représente un impressionnant exploit de « délinquance dialectique ». Mais comme chacun sait, tout ce qu’on publie sur internet peut être utilisé comme preuve contre vous, et le sera sûrement.

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« Histoire critique de l’ultra-gauche »

16/04/2015 Aucun commentaire

Les éditions Senonevero réeditent, en version revue et augmentée

arton16

Le dossier de presse

Manos dit Woland (ou l’inverse)

15/04/2015 4 commentaires

METTRE LES PENDULES A L’HEURE

« This weekend just gone (11th & 12th April) 2 meetings on the new Syriza government organised by Theorie Communiste, one in Lyon, the other in Marseille, were presented by Blaumachen. »
publié ici : http://dialectical-delinquents.com/the-minister-of-sic/

1 « Théorie Communiste » n’est en aucune façon « l’organisateur » des réunions publiques de Lyon et de Marseille des 11 et 12 avril et la plupart d’entre nous regrettons beaucoup de ne pas avoir pu assister à ces réunions sur la situation en Grèce qui étaient une excellente initiative.

2″Théorie Communiste » a quitté le collectif Sic depuis juillet 2013 en conservant il est vrai des rapports amicaux avec nombre de participants de ce collectif.

3 Le copain qui est intervenu lors de ces réunions n’a, à notre connaissance, jamais été membre de « Blaumachen » (groupe qui n’a plus d’activités depuis l’été 2014), ce qui de toute façon n’a jamais été une tare.

4 Manos / Woland a fait un choix qui n’est pas le nôtre, ni celui de Sic, ni celui de Blaumachen, ni celui des organisateurs de ces réunions. Depuis, il ne participe plus à aucun de ces groupes, revues ou collectifs.

Voilà pour les faits. Pour le reste, s’il plait à quelques « Délinquants de la dialectique » ou « Enfants du paradis » de trouver dans la théorie de la communisation ou pire dans les « abstractions élitistes » de « Théorie Communiste » l’origine du devenir sous-ministériel ou bancaire de Manos / Woland, libre à eux. Les ressources infinies de la dialectique sont un bien commun.

Théorie Communiste.

English translation

« Put the record straight »
Manos  aka Woland (or the other way around) »

1 « Théorie Communiste » was in no way the « organiser » of the public meetings in Lyon and Marseilles the 11th and 12th April, and most of us regret not being able to take part in these meetings on the situation in Greece, which were an excellent idea. Lire la suite…

Grèce et communisation

11/04/2015 Aucun commentaire

Article en date de l’été 2014 c’est-à-dire avant l’arrivée du Syriza au gouvernement (et à partir de laquelle le groupe « Blaumachen » a cessé d’exister ) publié sur le blog russe  посткап / post-cap

Nous ne comprenons pas comment « Post-cap » peut dire que «contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les  mesures communistes», mais …  qui connaît la théorie de la communisation?

Notes introductives de Post-cap

Il y a eu l’une des situations de crise les plus graves, ces dernières années, en Grèce. Les mesures d’austérité imposées par l’Etat étaient directement liées à la crise économique mondiale de 2007. Les taux de croissance économique élevés en Grèce dépendaient beaucoup des flux de capitaux et il apparut donc soudainement que la faillite était causée par la lourde dépendance économique aux flux externes de valeur. La Grèce est devenue l’un des pays qui paye les conséquences de la crise internationale. L’Etat grec a réorganisé l’économie pour sauver le secteur privé. Le chômage, les coupes dans les budgets publics ont effectivement conduits à la perte du statut d ‘«Etat social» (si un tel terme est approprié). Manifestations, grèves nationales, affrontements avec la police sont devenus en quelques années habituels pour le pays. Pour nous, dans ces circonstances, les événements grecs sont l’une des sources de pratiques modernes dont nous devons être conscients.

Notre camarade grec est un membre du mouvement pour la communisation (des groupes comme Théorie Communiste, Troploin, EndNotes, Blaumachen etc). Les partisans de ce courant, dans leur théorie, soulignent que le communisme est le mouvement réel et non une société «idéale» qui doit être «construite».

La communisation est le processus de destruction des attributs de la société de classe (la production des marchandises, la propriété privée, l’Etat), et de propagation du communisme. Ainsi, l’un de ses concepts les plus ambigus (sans étapes définies) est la destruction immédiate des rapports marchands. Contrairement aux anarchistes, le mouvement de communisation reconnaît la nécessité d’une phase transitoire et de puissance temporaire pour protéger les mesures communistes (voir «Communisation”» par Troploin et «Communisation vs. Socialisation”» par TC). Le mouvement de communisation ne veut pas appeler cette période «dictature du prolétariat», et il considère l’Etat comme un produit des rapports marchands et le prolétariat comme antagoniste et satellite du capital. Le prolétariat existe tant que le capital existe (et cela signifie que la contradiction entre capital et travail existe aussi), et la communisation ne se concentre pas sur le travail (puisque le travailleur est un élément du Capital), la communisation transforme le prolétaire en individu d’une société sans classes. Lire la suite…

La lutte des classes et l’État en Grèce. Présentation-débat avec un camarade d’Athènes

07/04/2015 6 commentaires

Une présentation-débat publique avec un camarade d’Athènes, aura lieu

* à Lyon, samedi 11 avril, à 16h00, MJC Jean Macé ,38 rue Camille Roy dans le 7ème arrondissement, organisé par l’association Table Rase (www.tablerase.org)

* à Marseille, dimanche 12 avril, à 14h00, au Kiosque (38 rue Clovis Hugues — http://kiosque13.noblogs.org/), organisé par Tant qu’il y aura de l’argent (www.tantquil.net)

 syriza

Il ne fait pas de doute que la coalition SYRIZA-ANEL, qui est au pouvoir en Grèce depuis janvier, doit être vue comme la représentation directe de la place Syntagma de mai-juin 2011, sur laquelle des centaines de milliers de personnes se retrouvaient autour de positions anti-gouvernement, anti-austérité et anti-UE (sans être anti-euro). Mais cette union n’a jamais permis de masquer une opposition fondamentale entre une partie plutôt « patriotique » et une partie plutôt « socialiste ». En Grèce, nous assistons maintenant à la retombée brutale de la vague de luttes initiée par la révolte de décembre 2008 et parachevée par les émeutes massives du 12 février 2012, luttes dans lesquelles l’identité ouvrière et l’auto-organisation n’étaient que peu présentes. Maintenant, la coalition SYRIZA-ANEL rejette la question de l’exploitation capitaliste hors de l’agenda social et politique, empêche une rencontre des prolétaires immigrés et nationaux comme celle de 2008, tout cela en affirmant l’unité nationale. L’antifascisme d’Etat s’est révélé être un outil essentiel dans cette dynamique. SYRIZA est donc l’expression politique de la précédente vague de luttes, c’est-à-dire en un sens son intégration à l’État ou son étatification, et non pas son élimination ou sa défaite. Du point de vue de cette politisation directe des luttes, la situation grecque peut servir à une analyse critique de la vague de luttes mondiale initiée par le mouvement des Indignés et les révoltes arabes.