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Archives pour la catégorie ‘Du coté de la théorie/Around theory’

A propos de la « communisation »

11/12/2020 un commentaire

Traduction des deux premiers articles parus sur le compte twitter de Jasper Bernes qui participe aussi à la revue « Endnotes »

Quelques histoires sur la communisation


Je veux faire une série d’articles sur la théorie de la “communisation” telle qu’elle s’est développée depuis 1968, car il me semble qu’il y a beaucoup plus d’intérêt pour le terme et de désir qu’il n’y a de compréhension. Les raisons des abus dont le mot a fait l’objet sont multiples, mais la principale est qu’en France, d’où il vient, la “communisation” n’a jamais servi, au départ, à nommer une tendance ou une théorie cohérente. C’était simplement le terme artistique qu’un réseau de projets communistes vaguement connectés utilisait pour expliquer leur vision de la révolution communiste. Lire la suite…

HIC-SALTA COMMUNISATION : « Accouchement difficile – Épisode 2 : Mars 2020 : le dollar-roi bientôt nu? »

04/12/2020 Aucun commentaire

« L’efficacité et la stabilité du marché des bons du Trésor américains est une question de sécurité économique nationale ». (D. Duffie)

Dans cet épisode, nous reviendrons sur une séquence à laquelle les commentateurs « critiques » de la crise-Covid se sont peu intéressés jusqu’ici, et qui pourtant est d’une importance historique. Il s’agit d’un événement complexe sur le marché américain des bons du Trésor, les Treasuries, qui pendant la deuxième semaine de mars s’est momentanément bloqué. Ce blocage a représenté une menace sévère pour le financement des déficits budgétaires de l’État fédéral, et manifeste les problèmes croissants auxquels est confronté le dollar comme monnaie mondiale.

Dans de nombreux récits, la crise-Covid semble résulter simplement de l’impact que le confinement et la mise en veille de toute une partie de l’activité économique ont pu avoir sur l’économie de tel ou tel pays ou sur le capitalisme mondial dans son ensemble. Dans le premier épisode de ce feuilleton, nous-mêmes n’avons que partiellement échappé à cette erreur. Il faut cependant essayer de mieux saisir les canaux de transmission par lesquelles la crise sanitaire s’est inscrite pour infléchir l’accumulation du capital et faire remonter à la surface ses problèmes actuels. Il y en a eu plusieurs, et une partie d’entre eux était déjà à l’œuvre avant la mise en place de mesures anti-pandémiques significatives dans l’immense majorité des pays (hors Extrême-Orient)1. Le blocage du marché des bons du Trésor américains en fait partie.

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“Qui a peur de Jacques Camatte”

30/11/2020 11 commentaires

 Traduction d’une brochure parue récemment dans l’état espagnol

« Le lecteur pourra se rendre compte que l’invariance déclarée-proclamée au début, celle de la théorie du prolétariat, est déjà incluse dans une autre, bien plus vaste : la recherche d’une communauté humaine qui a pour complément la mise en évidence de la destruction des vielles communautés et la domestication des hommes et des femmes, ainsi que la lutte contre celle-ci, une des conditions historiques pour que la tentative de fonder une communauté humaine puisse se réaliser. » Communauté et Devenir », 1994)

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USA 2020: Guerre civile et lutte des classes

03/11/2020 un commentaire
A lire ou à relire après l’invasion du Capitole le 6 janvier 2021 par les partisans de Trump.
Nous avons relayé un article de la revue ILL WILL au moment de l’embrasement qui a suivi le meurtre de Georges Floyd.
Aujourd’hui, nous proposons la traduction de leur dernier article, au moment  ou les élections présidentielles ébranlent si fortement les tensions entre les classes et les races aux USA que certain.e.s envisagent ce qu’ils (elles) appellent “une deuxième guerre civile”. dndf
Prélude à une nouvelle guerre civile
2 novembre 2020
En se basant sur l’analyse qu’ils ont présentée dans leurs articles de cet été [1,   2,   3], Shemon et Arturo retracent les hostilités croissantes de notre moment présent jusqu’au travail inachevé de la première guerre civile américaine et de la contre-insurrection qui a écrasé sa promesse émancipatrice. L’escalade de la violence qui nous entoure doit-elle sombrer dans une guerre armée ? Dans quelle mesure la race continue-t-elle à servir de condition limite à notre capacité d’imaginer une vie libre et digne en commun dans ce pays, au-delà des diktats de l’économie et de la police ? La libération d’une vie en commun doit-elle se faire à partir d’un affrontement frontal, ou ressemble-t-elle plutôt à un processus décentralisé de désertion et de sécession fragmentant le territoire ? La révolution aujourd’hui ressemble-t-elle plutôt à la reconstruction, à l’État libre de Jones, ou ni l’un ni l’autre ? Comment la nouvelle géographie des conflits – qui ne sont plus divisibles entre le Nord et le Sud, mais qui traversent chaque ville, chaque village – complique-t-elle l’image que nous avons reçue de la guerre civile ? Si la rébellion de cet été était le préambule d’une nouvelle forme de guerre civile, quels sont les tourbillons qui permettent à ses potentiels émancipateurs de s’approfondir et de s’étendre, plutôt que de s’enfermer dans des trous noirs sacrificiels ? Si cet essai tente une première esquisse provisoire des racines historiques de nos horizons, nous espérons qu’il servira d’invitation à d’autres à jeter leurs paris sur le présent.
“C’est la grève générale prolétarienne des anciens esclaves qui a véritablement mis le dernier clou dans le cercueil de l’esclavage. C’est précisément cette lignée d’une guerre civile émancipatrice, libératrice, mais néanmoins violente, qui doit être actualisée pour sa seconde venue. “
-Idris Robinson, “How It Might Be Done”

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Blog DDT 21 : « Pommes de terre contre gratte-ciel. À propos d’écologie »

31/10/2020 Comments off

Épisode 01 : Question ancienne et nouvelle

Les conditions de vie sur Terre dépendent en particulier d’un climat dont l’évolution multi-millénaire a des causes diverses, où l’activité humaine a sa part, petite ou grande.

Au XVIe siècle, la conquête européenne de l’Amérique du sud, par les massacres et l’exportation de maladies, cause 50 millions de morts en quelques décennies, entraînant réduction des cultures, reboisement, diminution du carbone dans l’atmosphère, et donc baisse de l’effet de serre, accentuant ainsi le « petit âge glaciaire » (du milieu du XIIIe siècle au milieu du XIXe). Mais cela n’a pas transformé l’ensemble des conditions de vie sur Terre. Depuis, l’industrialisation a des conséquences d’une tout autre échelle, provoquant une « grande accélération » qui nous approche d’un effet de seuil… LIRE LA SUITE

« LA SPIRALE » Épilogue

12/10/2020 Aucun commentaire

« LA SPIRALE »

 Épilogue pour l’édition française de Hinterland de Phil A. Neel

« Nous publions ici l’ultime chapitre de l’édition française, paru également en anglais sur le site du Brooklyn Rail et dans lequel Phil A. Neel actualise les analyses de son livre à travers les soulèvements des deux dernières années : des Gilets Jaunes aux soulèvements suite à la mort de George Floyd en passant par Hong Kong. Il met l’accent sur la manière dont ces dernières luttes ont pu briser le cadre sclérosé du « mouvement social » – les disputes idéologiques, identitaires, la soif de contrôle et la fascination du pouvoir – en imposant d’autres manières de prendre la rue et de se battre. »….

« La crise économique va quant à elle s’aggraver avec le temps, et la police sera, de fait, bien plus agressive et s’attaquera à la population des régions où l’assiette fiscale s’est de nouveau effondrée à cause de la pandémie. Pendant ce temps, la dévastation de l’environnement va encore s’aggraver avant d’aboutir à une extinction massive. Alors peut-être que pendant que les militants restants seront occupés et que la police fera face, finalement, à un mécontentement public croissant, davantage de jeunes de l’hinterland ramasseront une partie de ces braises tombées qui, depuis des années, font le tour du monde. Il s’agira peut-être d’un gilet ou d’un casque jaune, quelque chose qui sera à même de rassembler le prolétariat fragmenté et de l’unir, ne serait-ce qu’un instant, au moins suffisamment longtemps pour lancer un premier assaut sur les piliers qui soutiennent cet enfer. Ce que j’ai écrit il y a plusieurs années de cela, à la fin d’un cycle similaire, et dans des termes aujourd’hui répétés par des gens que je n’ai encore jamais rencontré, reste vrai : notre avenir a été pillé. Il est grand temps de riposter. »

https://lundi.am/La-spirale

“Lettre depuis un Etat chancelant”

06/10/2020 Aucun commentaire

Le texte que nous annoncions plus bas est maintenant en ligne sur le site de la revue STOFF

“Ce texte de Jasper Bernes, écrit pour stoff, revient sur les confrontations déclenchées par les meurtres de George Floyd, Breonna Taylor et Ahmaud Arbery. Il donne une perspective depuis les États-Unis des manifestations et des émeutes qui font rage et se poursuivent depuis des mois dans un contexte de plus en plus tendu. Dans le flot continu de scandales politiques autour du président américain, juxtaposé à un discours médiatique dominé par la crise du COVID-19, ce texte vient  combler le manque d’informations sur les luttes en cours. Mouvements anti-police, suprématisme blanc, extrême-droite américaine et gestion trumpienne de la crise y sont abordés”

DDT21 : « Virus, le monde d’aujourd’hui »

25/09/2020 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne sur le blog DDT21

« Virus, le monde d’aujourd’hui »

Jusqu’aux premiers jours de 2020, quand il entendait parler d’un « virus », c’est d’abord à son ordinateur que pensait l’Occidental (l’Asiatique était sans doute mieux avisé). Bien sûr, personne n’ignorait le sens médical du mot, mais ces virus-là restaient loin (Ebola), relativement silencieux malgré les 3 millions de morts annuels du Sida, voire banals (grippe hivernale, cause de « seulement » 10 000 morts en France chaque année, en majorité vieux et atteints de maladies chroniques). Et si la maladie frappait, la médecine faisait des miracles. Elle avait même aboli l’espace : de New York, un chirurgien opérait une patiente à Strasbourg. En ce temps-là, c’étaient plutôt les machines qui tombaient malades. Jusqu’aux premiers jours de 2020. LIRE LA SUITE.

A paraître : “STOFF”

25/09/2020 Aucun commentaire

« Stoff est une revue publiée en France par un groupe de discussion dont les intervenants sont basés dans divers pays européens. Elle est une réflexion vivante et collective autour de la critique de l’économie politique, en n’oubliant pas cependant que les rapports de production n’ont d’existence que dans l’histoire à travers des médiations singulières. Attentive par conséquent à ce qui relève également de l’esthétique, de la culture ou de l’idéologie, la revue Stoff ne connaît pas de sujet dont elle s’interdirait de parler.

Ce site sera bientôt la caisse de résonance numérique de ces discussions.

En attendant l’imminente sortie en librairies du premier numéro papier, nous avons voulu rendre accessibles ici deux textes sur les luttes actuelles aux États-Unis. »

STATES : “LETTRE DEPUIS UN ÉTAT CHANCELANT”

25/09/2020 2 commentaires

Texte mis en ligne sur le site “STOFF”

« LETTRE DEPUIS UN ÉTAT CHANCELANT »

par Jasper Bernes

traduit de l’anglais (États-Unis) par Julien Guazzini

août 2020

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Ce texte de Jasper Bernes revient sur les confrontations déclenchées par les meurtres de George Floyd, Breonna Taylor et Ahmaud Arbery. Il donne une perspective depuis les États-Unis des manifestations et des émeutes qui font rage et se poursuivent depuis des mois dans un contexte de plus en plus tendu. Dans le flot continu de scandales politiques autour du président américain, juxtaposé à un discours médiatique dominé par la crise du COVID-19, ce texte vient  combler le manque d’informations sur les luttes en cours. Mouvements anti-police, suprématisme blanc, extrême-droite américaine et gestion trumpienne de la crise y sont abordés. Lire la suite…

Blog DDT 21 : « Abolir la police ? »

15/09/2020 2 commentaires

Dernier article mis en ligne sur le blog DDT 21

« Abolir la police ? »

La mort de George Floyd, le 25 mai 2020 à Minneapolis, déclenche une flambée de violence à travers les États-Unis qui, dans un premier temps, se traduit par des attaques contre les forces de l’ordre et leurs locaux, des incendies, des émeutes nocturnes et des pillages de magasins. Pour les manifestants – essentiellement des prolétaires à la couleur de peau variée issus des quartiers pauvres des villes –, les violences et le racisme de la police semblent un prétexte pour exprimer une colère plus profonde – à noter que les commerces sont pris pour cibles quelle que soit, là encore, la couleur de peau de leur propriétaire. Mais la répression policière et judiciaire est sévère et efficace. Après quelques jours, un second type de mobilisation se fait jour et tend à remplacer la première, celle de manifestants surtout issus des classes moyennes noire et blanche avec parmi eux, et les encadrants, de très nombreux militants d’organisations et d’associations citoyennes, de gauche et d’extrême gauche, en particulier celles se revendiquant peu ou prou du mouvement Black Lives Matter ; les modes d’action changent : manifestations de jour, déboulonnages de statues, tentatives d’occupation d’espaces publics (à la mode Occupy et Nuit Debout), et non-violence généralement brandie comme étendard. L’ennemi est clairement désigné, le racisme ; et son principal vecteur identifié, la police. LIRE LA SUITE

A paraître « Hinterland. Nouveau paysage de classes et de conflits aux États-Unis »

11/09/2020 un commentaire

« Au cours des dernières années, la structure socio-spatiale des États-Unis a été fondamentalement transformée. Si la métamorphose est visible dans les pôles côtiers scintillants de la finance et de l’infotech, la majeure partie de ces transformations demeure cachée dans un territoire rural en déclin ou sur la frange des mégalopoles.

Hinterland, c’est l’arrière-pays américain, peuplé de batteuses à grains imposantes et de fermiers courbés, où des ouvriers venus de tous les coins du monde se pressent dans des usines et des « centres de distribution ». À la veille de l’élection américaine, Phil A. Neel nous livre ici les clés pour lire le conflit de classes et sa nouvelle géographie aux États-Unis. »

Octobre 2020.
13×20 – 240 pages – 18€

« La Révolte des Gilets jaunes. Histoire d’une lutte de classes »

03/09/2020 2 commentaires

 

Sur le blog DDT21, présentation et critique du livre publié par le collectif Niet !éditions

« L’insurrection ne devient communiste que si elle ne se borne pas à se saisir des instruments de production, mais commence à transformer ce dont s’emparent les insurgés. Elle consiste donc aussi à se transformer soi-même, à créer collectivement les conditions d’une autre vie pour les autres et pour soi. Il s’agit de remettre en cause le salariat, non de demander une autre forme de revenu. Et de s’en prendre non seulement au rapport entre salaire et profit, mais à l’existence du salaire et du profit, c’est-dire leur l’interdépendance. Comme l’écrivent très justement les auteurs : « La révolution, ça se fait en s’attaquant […] à ce qui fait qu’on est ce qu’on est. Ça se fait en acceptant et en provoquant une situation dans laquelle on ignore de quoi seront faits les lendemains » (p. 212). »

“LETTER FROM A TOTTERING STATE”

24/08/2020 Aucun commentaire

une traduction française est en préparation de ce texte en anglais paru sur le blog des camarades de « Endnotes »

LETTER FROM A TOTTERING STATE

by Jasper Bernes

Originally written for the discussion group and publishing project Stoff, who are currently translating the letter into French. Thanks to Zaschia Bouzarri and Endnotes for help with the editing.

Tres breves textos de crítica de la Wertkritik/Crítica del Valor

01/08/2020 un commentaire

Tres breves textos de crítica de la Wertkritik/Crítica del Valor”: uno es de un viejo compañero de Jacques Camatte, el siguiente es de un comunizador anónimo poco afín a « Théorie Communiste » y el último es de Roland Simon.

Trois courts textes de critique de la Wertkritik/Critique du valeur” : l’un est d’un ancien collègue de Jacques Camatte, le suivant est d’un communisateur anonyme pas très proche de “Théorie Communiste” et le dernier est de Roland Simon.

Textes sélectionnés et traduits par Fédérico Corriente

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François Bochet – A propósito de algunos textos recientes: Anselm Jappe, Jaime Semprún, Robert Kurz, Jean-Marc Mandosio (2004)

Para Bordiga, el valor dejaba de existir bajo el socialismo, lo mismo que la moneda, el salariado, la empresa y el mercado; allí donde existe el valor, como en la URSS, no puede haber socialismo. Anselm Jappe —ya autor de un Guy Debord publicado en 2001— ha escrito un libro ambicioso e interesante: Les aventures de la marchandise – Pour une nouvelle critique de la valeur[1], Denoêl, 2003. Distingue en él entre un Marx exotérico partidario de la Ilustración y de una sociedad industrial dirigida por el proletariado —un Marx que se interesaba por los problemas contingentes, políticos, de la lucha de la clases y del movimiento proletario, el del Manifiesto y la Crítica del programa de Gotha— y un Marx esotérico, el de la Contribución a la crítica de la economía política, los Grundrisse, el Urtext, el Sexto capítulo inédito y los cuatro volúmenes de El capital, que se plantea el problema del capital, de su definición, su origen, su devenir y su superación en el comunismo y la comunidad. Jappe escribe (página 17) que el pensamiento de Marx ha servido para modernizar el capital —lo cual es innegable— y que los marxistas tradicionales sólo se plantearon el problema de la distribución del dinero, la mercancía y el valor sin cuestionarlos como tales. Según Jappe, el movimiento revolucionario habría aceptado el valor, el salariado, el mercado, el trabajo, el fetichismo, etc., —lo cual es falso y exacto a la vez— mientras que él, Jappe, se propone «reconstruir la crítica marxiana del valor de una manera muy precisa» (página 21). Reprocha justamente a Rubel que diluyera el lenguaje hegeliano de Marx en su edición de las obras de este autor, y que denominase obras «económicas» a unas obras «anti-económicas» (hace mucho tiempo que Paul Mattick ya hizo esta crítica al Tratado de economía marxista de Ernest Mandel). Lire la suite…

“Karl Marx y el fin de la filosofía clásica alemana”

25/07/2020 Aucun commentaire

Traduction en espagnol de “Karl Marx et la fin de la philosophie classique allemande”, extrait de la revue Théorie Communiste N°21

Karl Marx y el fin de la filosofía clásica alemana.pdf

Blog Hic Salta – Communisation « ACCOUCHEMENT DIFFICILE – CHRONIQUE D’UNE CRISE EN DEVENIR »

24/07/2020 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne sur le blog  Hic-Salta communisation

Épisode 1 : Beaucoup d’argent pour quoi?

“Nous entamons ici un journal de la crise qui a commencé au début de 2020 avec la pandémie du Covid-19. C’est un exercice périlleux en ce que nos analyses vont manquer de recul. L’écriture de l’histoire immédiate n’est parfois pas loin du simple commentaire d’actualité. Nous nous lançons quand même. Nous nous appuierons de temps en temps sur le dernier chapitre de notre ouvrage *Le Ménage à trois de la lutte de classes*, que ce soit pour infirmer ou pour confirmer les projections de la crise alors à venir, que nous tentions d’anticiper. Pour le reste, nos analyses se développeront dans le cadre normal de la théorie marxienne de l’accumulation du capital. L’apparition d’un virus plus dangereux que les autres ne change pas l’axiome de base : l’histoire du mode de production capitaliste est l’histoire de la lutte de classe entre prolétariat et capital. Toute crise manifeste un emballement dans ce rapport entre classes, plus ou moins critique selon les cas.

“Évidemment, la première question qui nous est venue à l’esprit a été : la crise qui éclate est-elle la crise, non pas au sens de la crise « finale », mais au sens d’une crise suffisamment profonde pour poser la nécessité d’un changement d’époque : révolution communiste ou restructuration radicale du mode de production en place. Pour le moment, on en est pas là, comme on le verra dans les premiers épisodes. Mais avec le temps, ne va-t-on se rapprocher de plus en plus de ce point de bifurcation? C’est l’interrogation à laquelle nous serons sans cesse confrontés dans ce journal, car il y a longtemps déjà que le « monde d’avant » est gros d’un « monde d’après » – pas forcément celui dont il est question dans le discours politique et médiatique.”

« L’organisation des travailleurs sous la pandémie : réflexions de Chine »

23/07/2020 Aucun commentaire

Dernier article de la revue Chuang

« L’organisation des travailleurs sous la pandémie : réflexions de Chine »

Vous trouverez ci-dessous la traduction d’un article chinois anonyme du blog Worker Study Room, publié en mai 2020. C’est la seule tentative que nous connaissons pour fournir un aperçu systématique de la vie et des conditions de travail des travailleurs, des luttes ouvrières et de l’activisme connexe en Chine depuis le déclenchement de la pandémie Covid-19 en janvier, bien qu’il y ait eu des comptes rendus de cas individuels, dont certains sont cités ici. Il est également écrit dans une perspective avec laquelle nous sommes largement en accord. Cela dit, l’accent est mis ici, comme dans beaucoup d’écrits de ce style, sur une documentation quelque peu schématique et sèche des revendications exactes formulées sur le lieu de travail et de l’ordre précis des événements, à l’exclusion de toute enquête substantielle sur la psychologie plus large des prolétaires confrontés à un moment comme celui-ci. Ce texte est une bonne représentation de ce que nous considérons comme le courant de gauche le plus fécond de la Chine contemporaine, qui s’intéresse principalement à l’enquête sur les travailleurs et à la transmission des histoires des travailleurs entre les usines. Parfois, écrire à partir de ce courant peut produire une forme d’analyse “ouvrière” qui risque parfois de rater la forêt du capitalisme dans les arbres des luttes individuelles des usines, et qui peut même parfois échouer dans les tâches qui lui sont assignées lorsque ses descriptions des événements sont trop banales pour tenir l’intérêt de qui que ce soit à l’écart d’autres militants tout aussi ouvriers. Lire la suite…

Revue Endnotes : « La passion du communisme »

05/07/2020 Aucun commentaire

Publié dans la revue Endnotes n°5.

 

 «Le plus important réside dans tout ce qui n’est pas dit : tout ce qui fut laissé aux générations suivantes, notamment la notre. De manière cruciale, on peut dire que trois pistes de réflexion demeurent ouvertes : (1) comment rendre concret le fondement ontologique de la domination réelle du capital notamment dans la relation qu’entretiennent subjectivité et mouvement dialectique de l’histoire – la subjectivation ; (2) quelle place faut-il faire, s’il faut en faire une, aux « révolutionnaires professionnels » après la faillite du militantisme, du parti et du gauchisme tous ensemble – à savoir, reste-t-il une vocation politique spécifique ? Et enfin (3) en suivant le « contenu originel du programme communiste » de Bordiga, que signifierait la destitution de ces formes historiques particulières, de la propriété à l’argent, qui nous constituent comme individus capitalisés séparés du commun81 ? La façon dont on répond à ces questions détermine la manière dont on peut distinguer les différents courants de communisation contemporains. Elle détermine également la manière d’éviter la résignation mélancolique face à la communauté du capital – de même que toute forme de substitution impatiente à la communauté humaine non réalisée, ou toute hypostase des processus révolutionnaires apparents. »

 

https://editionslatempete.com/2020/07/02/la-passion-du-communisme/?fbclid=IwAR3A6pky0_xcyTqwkFccO4nkkUGjEALnNUexTcSWA96i6EqdfypIdqAbvRQ

“66 jours – Les États-Unis entre confinement et émeutes”

22/06/2020 un commentaire

Joshua Clover parle des manifestations et des émeutes actuelles qui ont éclaté à travers les États-Unis à la suite du meurtre de George Floyd à Minneapolis, et de leur contexte en période de crise économique et sociale.(traduction dndf)

Il a fallu 66 jours pour passer du premier ordre de confinement à la première émeute. Outre l’indignation absolue suscitée par le meurtre de George Floyd, on peut aussi un peu espérer qu’il reste possible, pour les gens, de lutter contre l’organisation du monde qui est pour eux toujours source de violence, de lutter pour la possibilité même de leur épanouissement, de lutter ensemble et dans la rue. Certes, pendant l’intervalle, l’angoisse que ce potentiel disparaisse a rongé tous ceux que je connais. Il n’a pas disparu.

Les événements sont encore en cours et je ne veux pas tirer de conclusions faciles. Il devrait y avoir une réelle humilité dans le fait de savoir que toute théorie vient de la lutte, elle ne la précède pas et prétend encore moins la diriger. Il semble important, pour ceux d’entre nous qui ne peuvent pas être actifs, d’être attentifs à ce qui est intolérablement familier : le meurtre d’un Noir par la police, le mensonge selon lequel la police agissait en légitime défense, la révélation du fait que ce grossier mensonge couvre un lynchage. La banalité de la chose ne diminue en rien sa gravité. L’assassinat extrajudiciaire des Noirs est au cœur de l’organisation de la société américaine, au cœur non seulement de la manière dont le pouvoir se maintient, mais aussi de la manière dont il se connaît. Et la légitimité et la nécessité de la rage noire est en partie une tentative de survivre à cet ordre social, de construire un ordre contre l’ordre du pouvoir. Malgré tous les bêlements désespérés des sources d’information et des politiciens sur le chaos dans les rues, il n’y a de désordre que dans le sens le plus littéral du terme : une tentative de défaire l’ordre fondé sur la violence racialisée Lire la suite…

A propos du « privilège blanc »

20/06/2020 14 commentaires

Lu sur Carbureblog

Sur le “privilège blanc” : bien ou mal choisie, cette expression rend aujourd’hui publiquement compte d’une réalité qui est constamment voilée. Il faut aller au cœur du problème : ce n’est pas seulement qu’il “vaille mieux” être un prolétaire blanc que racisé, c’est surtout que pour des masses de prolétaires français, une relative ascension sociale, lors des Trente glorieuses, a été permise par l’assignation des “travailleurs immigrés” d’abord, puis des nationaux racisés, aux travaux les moins qualifiés.

Ce processus de racisation s’est effectué socialement non seulement par l’assignation au travail, mais par l’assignation territoriale, lorsque les prolétaires Blancs se sont mis à quitter les banlieues, engageant un procès de séparation sociale qui n’a jamais cessé. Lire la suite…

Blog Carbure : « Notes sur le rôle de l’Etat dans la reproduction de la force de travail »

03/06/2020 Aucun commentaire

Mis en ligne sur le blog de nos camarades de « Carbure »

« Notes sur le rôle de l’Etat dans la reproduction de la force de travail »

Ces notes ont été prises dans le cadre d’un travail en cours sur la crise pandémique actuelle. On a assisté durant cette crise à ce fait extraordinaire : en quelques jours, on est passés d’un marché du travail libre à une situation où c’est l’Etat qui décide qui doit travailler ou pas, et dans quelles conditions. Se poser, entre autres questions, celle de la reproduction de la force de travail et du rôle que l’Etat y joue vise à chercher à comprendre un des aspects de la place qu’occupe l’Etat dans la société capitaliste, quels enjeux et quelles pratiques recouvre la gestion des populations par l’Etat. Cette question se situe à la croisée des problèmes économiques, politiques, sanitaires, etc., soulevés par la crise. On ne posera pas ici directement ces problèmes, on se contentera pour l’heure de chercher à se donner quelques outils théoriques pouvant servir à leur résolution. Ce sont des notes de travail, mises en forme pour être lisibles. Elles n’ont pas une vocation d’élaboration théorique mais de mise à plat préparatoire pour ce gros chantier. Lire la suite…

Idéologie et lutte de classe

01/06/2020 2 commentaires

IDÉOLOGIE & LUTTE DE CLASSE
sous pandémie

L’évènement mondial qu’a été l’expansion pandémique du coronavirus a suscité beaucoup de prises de position dans notre micro-milieu communisateur – et,au-delà. Je ne reviens pas ici sur l’analyse de cet évènement comme conjoncture épidémique d’une crise écologique déjà ancienne et de la crise économique en cours, où se joue la reproduction du rapport d’exploitation capitaliste. (1) Convaincu – avec TC (2) – que la lutte entre prolétariat et capital se mène jusqu’au bout sous des formes idéologiques, celles où prolétaires et capitalistes en prennent conscience, je critique, dans l’ordre croissant d’intérêt, trois textes publiés en avril. Bien sûr, chaque texte représente une idéologie politiquement active dans le prolétariat, mais aucune idéologie n’est active isolément, dans un espace-temps social qui lui serait propre. Laissons d’abord de côté la définition précise de l’idéologie – posons la seulement comme un discours efficace travaillant la société en général mais aussi, de manière spécifique, la lutte de classe du prolétariat – et passons tout de suite à la critique. Lire la suite…

Revue Chuang : “Remise en état de Hong Kong : Une vue du continent”

27/05/2020 Aucun commentaire

 Traduction du dernier texte de la revue Chuang

Remise en état de Hong Kong : Une vue du continent

Pendant plusieurs mois à partir de la fin janvier, la pandémie de Covid-19 semble avoir démobilisé le mouvement de masse à Hong Kong, en tout cas l’avoir repoussé hors du radar de l’actualité mondiale. Au cours des dernières semaines, cependant, le conflit non résolu de la Région autonome spéciale a recommencé à s’échauffer, avec l’arrestation, le 18 avril, de quinze personnalités politiques anti-Pékin (“pan-démocratie”) pour “organisation de rassemblements illégaux et participation à ceux-ci”, et la reprise des manifestations dans toute la ville, dont l’une, le 10 mai, s’est soldée par plus de 200 arrestations, le tir d’une balle de poivre dans un centre commercial et l’étranglement par la police d’un journaliste pris dans la mêlée (l’une des nombreuses agressions policières récentes contre des journalistes). Le 12 mai, “Mme X”, l’adolescente qui avait accusé la police de Hong Kong de viol collectif en détention après une rafle de manifestants en septembre dernier, a appris que l’État avait maintenant émis un mandat d’arrêt contre elle pour “fausse déclaration” et “fuite” à Taiwan, et que le ministère de la justice avait abandonné les poursuites contre la police. Entre-temps, au sein du Conseil législatif, un certain nombre de mesures controversées ont été prises par des fonctionnaires favorables à Pékin, notamment une augmentation de 25 % du budget de la police, votée le 14 mai, afin que la force ajoute 2 500 agents et achète plus d’armes. Le lendemain a vu la première de ce qui devrait devenir un déluge de procès pour les participants aux manifestations de l’année dernière, avec la condamnation de Sin Ka-ho, maître nageur sauveteur de 21 ans, à quatre ans de prison pour “émeutes”. Plus important encore, les “Deux sessions” de Pékin  (Pendant les quinze premiers jours de mars chaque année, l’Assemblée populaire nationale (APN), l’organe législatif suprême de la Chine, et la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), l’organe de conseil politique suprême du pays, se réunissent séparément pour examiner les travaux du gouvernement et discuter des politiques et des lignes directrices relatives aux affaires économiques et sociales du pays.dndf), les “deux sessions” donc font actuellement pression pour imposer une législation sur la sécurité nationale qui, selon les opposants, intégrerait effectivement Hong Kong dans la structure politique chinoise, mettant prématurément fin à l’ère “un pays, deux systèmes”. Lire la suite…

Conjoncture épidémique… 2° partie

11/05/2020 66 commentaires

CONJONCTURE ÉPIDÉMIQUE, crise écologique, crise économique et communisation

(2° partie)

1 – Pour comprendre la crise déclenchée par la pandémie, il ne suffit pas de déterminer ce qu’est essentiellement le mode de production capitaliste (production et reproduction du rapport d’exploitation capital / prolétariat), il faut aussi et surtout déterminer ce qu’il est devenu historiquement, dans le cycle d’accumulation et de luttes qui maintenant s’achève. Il y a, d’une part, déconnexion (tendancielle) entre valorisation du capital et reproduction du prolétariat ; d’autre part, destruction (également tendancielle) de la base naturelle de l’exploitation, le milieu naturel vivant dont fait partie notre espèce. Mais dans la mesure même où le capital subsume réellement ce milieu naturel – que Marx concevait, en bon théoricien du programme prolétarien, comme le grand laboratoire des forces productives (càd des conditions objectives du travail, face à la subjectivité du travailleur collectif) – l’aspect destruction de la nature vivante est subsumé sous l’aspect déconnexion de la reproduction des deux classes du rapport d’exploitation.[1] C’est pourquoi cette nature dont l’humain reste partie apparaît comme simple environnement, dont la dégradation, même reconnue comme grave, n’engage pas directement la reproduction des classes en lutte. Pourtant, dans la crise en cours, le rapport capital / nature est impliqué. Lire la suite…

“La Sociale” au salon du livre anarchiste virtuel de Montréal

10/05/2020 2 commentaires

 

Nos camarades de La Sociale ont participé à
l’édition 2020 du Salon virtuel du livre Anarchiste.
A cette occasion dndf héberge leur page de présentation ICI

Classes moyennes et “sursalaire”, la suite des échanges…

05/05/2020 2 commentaires

La réponse de RS a RF autour du “Ménage à trois”. dndf

Salut

Je regrette que RF ait eu une lecture un peu « tendue » de mes commentaires, parce que les questions que Le Ménage à trois soulève sont essentielles dans le cours actuel des luttes de classes, principalement depuis la crise de 2008. Quels que soient les désaccords et les analyses divergentes que l’on peut avoir de cette situation, RF et BA sont les premiers à l’aborder d’une façon aussi systématique, posant ces questions comme centrales et mettant leurs thèses à l’épreuve des faits.

Pour répondre à RF en allant à l’essentiel (tel que je le comprends), il est nécessaire de se débarrasser d’abord de quatre points de détail.

Premièrement : la lutte de classe ! Le rapport social qu’est le salaire est de façon définitoire non un simple rapport d’échange mais un rapport de classes,  mais, même menée « bec et ongles », pour la même raison, la lutte de classe ne peut que faire varier le salaire autour de la valeur et donc ne nous fait pas avancer d’un poil sur la question qui en jeu ici (voir Salaire prix et profit). Lire la suite…

« Ménage à trois : réponse à R.S. »

28/04/2020 13 commentaires

Nous avons reçu le texte ci-dessous du camarade R.F, nous le publions . Le commentaire de RS dont il est question ici a été reproduit à la fin de cet article. . . dndf

« Ménage à trois : réponse à R.S. »

Dans ce qui avait commencé comme une dispute de marxologie à partir d’un texte sur le Covid-19 et ses conséquences, R.S. visait plutôt Le Ménage à trois de la lutte des classes de B. A. et moi-même. Je réponds donc ci-dessous à ses considérations quelque peu expéditives au sujet du Ménage à trois.

Pour ceux à qui suffit un synopsis, l’essentiel de la réponse de R.S. est contenue dans ce passage : « Finalement, ce qui m’intrigue le plus c’est que ce “sursalaire” (fraction de pl) placé au fondement de toutes les analyses, ces mêmes analyses pourraient s’en passer sans que cela change grand chose ». Le message est : ils sont bien gentils, mais ce qu’ils font ne sert pas à grand-chose. Hors de TC point de salut – et on nous fait savoir que la théorie du sursalaire de la classe moyenne salariée (CMS) exposée dans Le Ménage à trois de la lutte des classes non seulement est erronée, mais aboutit à des analyses trop « schématiques » de la réalité sociale. Cela ne va cependant pas sans troubles. Pour plus de détails, il va falloir lire en entier.

R.F., avril 2020 Lire la suite…

SENONEVERO en ebook

20/04/2020 Aucun commentaire

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Blog DDT21 : “Quoi qu’il en coûte. Le virus, l’État et nous”

20/04/2020 6 commentaires

« Quoi qu’il en coûte. Le virus, l’État et nous » est un article de Tristan Leoni et Céline Alkamar consacré à la gestion de l’épidémie de coronavirus en France et à ses conséquences.

Cet article sera prochainement mis en ligne sur le blog ddt21.noblogs.org

Quoi qu’il en coûte
Le virus, l’État et nous

« L’égalité et la liberté ne sont pas des luxes dont on peut facilement se passer. Sans elles, l’ordre ne saurait durer sans sombrer dans d’inimaginables ténèbres »,

Allan Moore, V pour Vendetta, 1982

« Nous ne renoncerons à rien. Surtout pas à rire, à chanter, à penser, à aimer. Surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes de soir d’été. Surtout pas à la liberté. »

Emmanuel Macron, tweet du 11 mars 2020

Que le président de la République rédige un tweet qui, à quelques jours près, aurait pu être signé par un groupe anarchiste individualiste particulièrement radical a de quoi surprendre. C’est que le coronavirus qui frappe le monde met à mal certaines de nos convictions. Nous met mal à l’aise. Comment réagir dans le jeu à trois bandes réunissant l’État, la population (y compris le prolétariat) et l’épidémie ? Comment y trouver une place ? Faut-il d’ailleurs y trouver une place ? Faut-il rester chez soi ? Que faire ? Quelle solidarité, quelle « résistance », mettre en place ?

D’abord, ne pas perdre la tête. Ce qui doit nous importer dans la situation actuelle, ce n’est pas tant de montrer que nous avions raison dans nos analyses précédentes, de chercher et trouver ce qui (de prime abord) confirme nos positions, mais de repérer ce qui bouscule nos certitudes, ce qui ne cadre pas. Chercher, malgré l’obscurité et le chaos apparent, à voir ce qu’il se passe pour tenter de comprendre ce qui se profile. Lire la suite…