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Archives pour la catégorie ‘Du coté de la théorie/Around theory’

A paraitre « De la crise à la communisation » de G.Dauvé

25/03/2017 Aucun commentaire

« De la crise à la communisation » de G.Dauvé

Edité par les éditions Entremonde, il sera dans les librairies à la mi-mai

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Ce livre propose une histoire du concept de communisation, et pour cela parcourt l’histoire de la lutte des classes de la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui. Parler de communisation, c’est affirmer que, dès ses débuts, et donc sans « période de transition », une révolution future commencera à transformer les rapports sociaux capitalistes en rapports sociaux communistes : destruction du travail salarié, du travail en tant que tel, de la propriété privée, de l’État, de l’échange marchand, des classes et de la domination masculine… La communisation, c’est une insurrection créatrice qui ne crée pas les bases d’un communisme à venir, mais qui, dès le premier jour, commence à le réaliser.

Nouvel article sur le blog DDT21 : « Manu militari ? Pour un abordage iconoclaste de la question martiale »

06/03/2017 Aucun commentaire

« Nous sommes paraît-il « en guerre ». Dans ces rues de Paris où a résonné le tac-tac caractéristique de l’AK47, les militaires déambulent paisiblement. La guerre – civile, continentale ou mondiale – refait progressivement surface dans le champ des possibles des Européens. L’habitude en a été perdue, elle se retrouvera.
Mais, pour ce qui est de comprendre ou d’analyser la période, les patrouilles de soldats ont un effet déformant ; elles font resurgir fantasmes, imprécations et caricatures datés : complot, kaki, contrôle, coup d’État, dictature, encasernement de la société, etc. La rhétorique de tract, comme celle des médias, est en ce domaine faite de clichés et de surenchère. Tout devient militarisme comme tout peut être fascisme. L’armée serait partout, mais reste un corps étrange et mal connu. Si elle n’est plus ce lieu de passage obligé pour des générations de jeunes hommes, elle n’est pas pour autant un corps isolé du reste de la société – elle en est un des reflets. La comprendre, ou du moins ne pas trop se méprendre à son sujet, ne nous paraît pas inutile, y compris pour penser la révolution.  »

LA SUITE ICI : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1348

ARTICLE EN PDF AU FORMAT BROCHURE : http://www.mediafire.com/file/geayd47e4ea2575/Manu+militari+iconoclaste+martial.pdf

L’argent-dette, ses critiques, sa crise, sa valeur, sa création, son histoire

25/02/2017 Aucun commentaire

Prochainement sur Radio Libertaire

http://sortirducapitalisme.fr/200-l-argent-dette-ses-critiques-sa-crise-sa-valeur-sa-creation-son-histoire

Une analyse structurelle-marxienne anticapitaliste de « l’argent-dette », ses critiques (notamment conspirationnistes), sa crise, sa valeur, sa création, son histoire, et une présentation générale de Crises (Entremonde, 2012) –  avec l’auteur, Léon de Mattis, également auteur de « Mort à la démocratie », et ancien participant aux revues Sic et Meeting autour de la communisation.

Une émission autour de Crises (Entremonde, 2012) de Léon de Mattis, avec l’auteur. Avec tout d’abord une présentation générale de l’ouvrage et de ses thèses en 1ère partie, et notamment une critique des explications conspirationnistes, tronquéesaltercapitalistes de la crise de 2008, une analyse structurelle-marxienne de cette même crise, une discussion autour de la valeur de sa formation au sein du processus de production de circulation, de sa préhistoire [50 minutes]. Avec une deuxième partie consacrée à une analyse structurelle-marxienne de l’argent-dette, avec une explication pédagogique des mécanismes de sa création, de sa valeur (fonction surtout de l’État, et non plus des réserves d’or) et de sa crise contemporaine (en lien avec une crise globale du capitalisme étudiée dans La Grande Dévalorisation), et une histoire de l’argent au sein du capitalisme (et de sa conceptualisation dans Le Capital) réfutant notamment l’histoire conspirationniste de la création de la Banque de France [1h10].

1ère partie

2ème partie

 

Note sur la police et les banlieues

17/02/2017 5 commentaires

Dernier texte mis en ligne sur le site « carbure Lutte des classes / Guerre civile / Communisation »

Note sur la police et les banlieues

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On pourrait dire de la police ce qu’on a dit de l’armée, qu’elle est une chose trop sérieuse pour être confiée à des policiers ; mais il ne faut pas oublier que le capitalisme a laissé les militaires mener les guerres à leur guise aussi longtemps qu’il a été pertinent pour lui de le faire.

Comme toute institution, la police jouit d’une autonomie relative par rapport à ses autorités internes et externes : l’Etat, sa propre hiérarchie. Cette autonomie existe à tous les niveaux : dans la rue, au niveau du commissariat, comme au niveau de la Préfecture, la police défend ses propres intérêts, comme corporation et comme institution. Mais elle est toujours dépendante de l’Etat. Comme corporation, elle dépend des moyens matériels et légaux que l’Etat lui accorde, comme institution, elle dépend de sa justification idéologique par l’Etat, de ce qu’on nomme doctrine en matière de sécurité.

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Nouvel article sur le blog DDT21 : « Dyspepsie berlinoise »

05/02/2017 Aucun commentaire

 DDT21

« Dyspepsie berlinoise »

« Pays le plus peuplé et le plus puissant d’Europe continentale depuis un siècle, mais n’ayant existé comme État national unifié qu’une première fois entre 1871 et 1945, et une seconde depuis 1989, l’Allemagne a connu aussi les plus grandes insurrections prolétariennes en Europe au XXe siècle (Italie exceptée en 1920-1922), puis l’une des plus féroces contre-révolutions, avant de se retrouver « leader » d’une Union Européenne sans cohésion politique ni force militaire.
Comment Berlin, capitale de tous les extrêmes, coupé en deux pendant quarante-quatre ans, épicentre de la Guerre froide, cœur des contradictions et drames du siècle, reconstruit-il son passé ? »

LA SUITE ICI : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1325

ARTICLE AU FORMAT PDF ICI : https://ddt21.noblogs.org/files/2017/02/Berlin-dyspeptique.ddt21.f%C3%A9vrier-2017.pdf

« Ni Allah ni pétrole »

04/02/2017 Aucun commentaire

« Ni Allah ni pétrole : pour une approche ouverte de la question syrienne

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Ce texte, qui peut être lu comme une introduction, est le premier d’une suite d’articles à venir sur la guerre civile en Syrie. »


A lire sur  CARBURE Lutte des classes / Guerre civile / Communisation

Baroud d’aéroport

31/01/2017 Aucun commentaire

Un camarade nous a fait parvenir la traduction et la présentation d’un texte de Joshua Clover publié le 29 janvier sur le blog http://www.versobooks.com/blogs/3073-terminal-showdown

English version below

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Joshua Clover, universitaire et poète américain, nous livre une réaction à chaud sur les récentes manifestations dans les aéroports américains, à la suite du décret signé par le président Trump qui interdit l’accès au territoire des Etats-Unis à des ressortissants de 7 pays « musulmans » pour une période provisoire de 3 mois (la mesure a été diversement combattue sur le plan juridique aussi, jusque dans les rangs de l’administration fédérale où circulent des appels à ne pas la mettre en œuvre). Il inscrit son analyse de ce moment de lutte spontanée dans la continuité de son ouvrage Riot.Strike.Riot à paraître chez Senonevero au début de l’année prochaine, dans lequel il s’essaye à une relecture de la séquence historique de la crise de 1973 à nos jours, en l’inscrivant sous le double signe de l’émeute [Riot] et de la grève [Strike] en s’interrogeant sur le contenu de ces formes de lutte et la façon dont elle déterminent les affrontements actuels. Lire la suite…

RAPPEL

25/01/2017 Aucun commentaire

Texte paru lors de l’élection de trump en novembre dernier sur le site carbure Lutte des classes / Guerre civile / Communisation

Donald Trump, la gauche et le vote ouvrier

« Le prolétariat n’appartient ni à la gauche, ni à la gauche radicale : le prolétariat n’est pas un sujet politique, mais une classe du mode de production capitaliste. En tant que tel, il participe de toutes les contradictions du capital. Avec toutes les classes, il est embarqué dans le cycle actuel du capitalisme, qui ne porte plus aucune positivité révolutionnaire, qui ferait que la révolution découlerait simplement de ce que le prolétariat est déjà dans le capital. L’époque est révolue où le prolétariat pouvait penser n’avoir qu’un pas à faire pour s’emparer du pouvoir et devenir classe dominante : ce que porte ce cycle, c’est l’abolition des classes et de la société. Le prolétariat, dans son rapport contradictoire au capital, est la classe qui porte cette abolition comme la sienne propre. La révolution n’est ni son choix, ni inscrite dans sa nature, et elle n’est mue par aucune nécessité historique transcendant l’histoire. Pour autant, il ne manque rien au prolétariat pour faire la révolution : ce n’est que tel qu’il est qu’il est révolutionnaire, que cela nous plaise ou non »

Mexique « Derrière ce mouvement, la faim. Si vous ne le comprenez pas , fermez votre bouche et apprenez. »

12/01/2017 Aucun commentaire

Bonne année! (La révolte a commencé)

january 11, 2017by edicionesineditos, posted in mexicotranslation

Originally posted to Facebook by Alerta Proletarios, Wed. Jan. 11th, 2017 at this linkTranslated from the Spanish by ediciones inéditos.

mexico pillage
Les premiers jours de la nouvelle année ont vu une hausse du prix du carburant au Mexique, suivi d’un blocage des routes, de l’occupation  de péages et de blocages de stations-service. Mais ce qui a suscité le plus d’attention a été une série de pillages  dans de nombreuses villes. Les pilleurs prenaient surtout des téléviseurs, des appareils électroniques, mais aussi des jouets et des articles de première nécessité. Il y a eu plus de 500 arrestations en une semaine, quelques  tués, la panique dans le gouvernement, dans le monde des affaires et dans tous les partis politiques.

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Grèce : « Nous voulons un salaire, pas un travail insignifiant! »

10/01/2017 Aucun commentaire

Un camarade grec nous a fait parvenir un texte de « l’Assemblée des employés et des chômeurs sur la place Syntagma » à Athènes que nous avons traduit.

english version below

Nous voulons un salaire, pas un travail insignifiant!

« Personnellement, je suis également communiste, je voudrais un autre système, mais nous parlons de la crise actuelle ».
-Georgios Katrougalos, ex Ministre du Travail, 4/3/2016

«Lorsque la Fédération grecque des entreprises (SEV) réclame officiellement 150 000 licenciements dans le secteur public, le ministère de la Réforme administrative, qui a eu le courage de se dresser contre la SEV, demande aussi aux syndicats des travailleurs […] d’être à l’avant garde de la lutte pour la défense des droits du travail et de ne pas se cacher derrière des déclarations absurdes « .
-Christoforos Vernardakis, ministre suppléant de la Reconstruction intérieure et administrative

(Les deux citations ci-dessus peuvent être trouvées dans le volume de la préhistoire politique Short Political Jokes – the inspirational era of SYRIZA).

Il y a déjà plusieurs années que les capitalistes travaillent méthodiquement à une nouvelle réglementation des relations de travail qui pourrait créer les conditions préalables nécessaires pour faire face à la crise d’accumulation et à la concurrence intra capitaliste toujours croissante des dernières décennies. La dette et les protocoles d’entente ont servi et servent encore ce but au mieux, matérialisant par une «thérapie de choc» les politiques de dévaluation et de dépréciation du travail et de la vie de tous les prolétaires, natifs et immigrés. La gauche du capital a pris le relais et a décidé de poursuivre la tâche de continuer, en utilisant la légitimité sociale minimale qui lui est laissée, à achever les réformes radicales qui sont nécessaires au capital pour un nouveau cycle / type d’accumulation. Après la promulgation de la loi sur la protection sociale au printemps dernier, le gouvernement « Memorandum » de SYRIZA, vient compléter la dure attaque contre nous avec un nouveau cadre. Son noyau est la dévastation des salaires et le renforcement des prérogatives de la gestion. Cela signifie la libération complète de chaque patron des « poids inutiles » comme les conventions collectives (nationales, sectorielles), afin de leur permettre, en s’adressant à chaque travailleur individuellement, de les rendre aussi flexibles qu’ils le veulent, selon les besoins de chaque entreprise. Les moyens pour atteindre ces objectifs très utiles aux patrons sont la dissolution de la journée de travail réglementée, la souplesse absolue des travailleurs et la discipline du travail.

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Endnotes, ΟΙ ΘΕΣΕΙΣ ΤΟΥ LA

30/12/2016 Aucun commentaire

Traduction à quatre mains ( du grec à l’anglais et de l’anglais au français ) de l’introduction au texte de « LA Theses » d’ Endnotes publiée sur le site grec https://aruthlesscritiqueagainsteverythingexisting1.wordpress.com/

English version below

Nous publions à nouveau le texte de «LA Theses» d’ Endnotes pour diverses raisons.

Tout d’abord, parce que nous voulons que ce texte soit présent sur notre blog. C’est un beau texte. Mais, au-delà, c’est un texte court et complet qui résume très bien leur travail jusqu’à présent – du moins dans la mesure de ce que nous pouvons saisir de leur travail – et montre leurs lignes de recherche fondamentales et leur perception du communisme dans la conjoncture actuelle. On  peut prétendre que certaines de leurs thèses sont ultra-optimistes et que rien ne s’est produit qui amène au communisme. EndNotes ne refusent pas la partialité et les limites des luttes. Ce qu’ils disent, c’est que cette partialité même des luttes est accompagnée d’une vision métonymique de la transcendance des séparations et des fragmentations existantes et, cumulativement, ils produisent une image passagère et fugitive de ce qui n’est pas encore advenu mais le pourrait…. Ce processus inclut, présuppose et produit une foi qui diffère du processus faux et naïf de l’espérance optimiste commune. C’est une foi logique qui recueille secrètement l’utopie – et s’identifie à cette utopie à travers les fissures que crée sur elle-même la contradiction très mouvante du capital, la même contradiction qui est articulée et mêlée aux corps et  désirs des sujets capitalistes eux-mêmes, qui tente de se reproduire à l’intérieur de la totalité capitaliste et de sa propre totalité. Cette vision, comme horizon et  expérience matérielle éphémère, est la voie par laquelle le communisme se rafraichit constamment dans son annulation. L’annulation de la vision est en même temps l’identification avec ce qui a été annulé, c’est la mémoire, et la lutte (qui accompagne la vision) est un événement matériel / une rupture dans les relations matérielles du capitalisme, un événement / perturbation qui transforme le capitalisme et, en même temps, transforme les sujets, leurs espoirs et leurs tactiques. Le fait que le communisme reste possible comme horizon montre exactement sa présence immanente dans le monde du capital, présence qui reste négative à la fois comme conflit et abolition et comme absence. Lire la suite…

Working class zero ? Sur la prétendue disparition des ouvriers étasuniens

26/12/2016 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne sur le blog DDT21

Working class zero ? Sur la prétendue disparition des ouvriers étasuniens

 

« Économie de la connaissance », « société de services », monde « post-industriel », fin des grandes usines, travailleurs précarisés et divisés au point de ne plus pouvoir s’organiser ni lutter… : telle est l’image dominante de la situation actuelle des classes ouvrières en Europe, aux États-Unis et au Japon. Une récente étude du salariat étasunien modifie sensiblement ce tableau… tout en faisant aussi douter de certaines certitudes radicales. LIRE LA SUITE

ARTICLE EN PDF

Bruno Astarian : émission d’histoire des résistances au travail

18/12/2016 un commentaire

Une histoire des résistances au travail et de l’anti-travail – Bruno Astarian

Emission radiophonique

http://sortirducapitalisme.fr/183-une-histoire-des-resistances-au-travail-et-de-l-anti-travail-bruno-astarian

librons-nous-du-travail

Une histoire des résistances au travail et de « l’anti-travail » depuis l’industrialisation – avec Bruno Astarian, communisateur, auteur de Aux origines de l’anti-travail (2005)

Une émission d’histoire des résistances au travail, de « l’anti-travail » et des restructurations du procès de travail depuis l’industrialisation. Avec une première partie [40 minutes] d’histoire de l’émergence du travail (comme forme d’activité spécifiquement capitaliste), de réinterprétation du luddisme comme lutte anti-patronale, comme lutte contre une restructuration technologique du procès de travail et comme moment de formation du mouvement ouvrier, et non comme « anti-travail » ou « anti-technologie », et enfin au sujet des résistances au travail (et non de « l’anti-travail ») des ouvriers qualifiés au sein du syndicalisme de métier étasunien ou « révolutionnaire » français (Pouget) au tournant des 19ème-20ème siècles. Avec une deuxième partie [30 minutes] consacrée aux efforts des ingénieurs et des capitalistes de contrer cette résistance au travail aux moyens du taylorisme (chronométrage, spécialisation, déqualification) et du fordisme (travail à la chaîne), et surtout à une révolte généralisée des OS (ouvriers déqualifiés) au cours des années 68 contre l’intensification du fordisme, ce qu’on a appelé « l’anti-travail » surtout au sujet de l’Autonomie italienne. Avec une troisième partie [40 minutes] consacrée au post-fordisme, au procès de restructuration (précarisation, intensification, délocalisation du fordisme) d’un capitalisme en crise, aux mouvements actuels de résistance au travail au Bengladesh et en Chine, et enfin à une interrogation autour des conditions d’une révolution mondiale anti-travail – avec Bruno Astarian, participant historique au mouvement de la communisation, rédacteur de hicsalta-communisation.com, auteur notamment de Les grèves de Mai-Juin 1968 (Échanges & Mouvements, 2003), de Aux origines de l’anti-travail (Échanges & Mouvements, 2005), de Le mouvement des piqueteros. Argentine 1994-2006 (Échanges & Mouvement, 2007), de Luttes de classes dans la Chine des réformes (1979-2009) (Acratie, 2009) et bientôt L’abolition de la valeur (Entremonde, 2017).

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L’émission complète

 

« les luttes et les rêves »

16/12/2016 Aucun commentaire

Toujours en lien avec les débats actuels autour des problématiques classes/genre/race, vient de paraitre cette somme sur l’histoire de France de 1685 à nos jours.

Le point de vue est celui d’une historienne « marxienne » et il se place délibérément au coeur des affrontements coloniaux, des luttes de femmes, des luttes de classes en général, depuis le code qui régit l’esclavage jusqu’aux luttes post coloniales, le tout traversant l’ensemble des rapports de classes de la France et de ses colonies dans la longue période considérée. C’est un travail qui trouve sa place aux coté de Edward P. Thomson ou Howard Zinn, le parti pris féministe en plus.

Présentation du bouquin par son auteur  sur FC ici (ca commence à 9 mn 20 secondes)

index

« 1685, année terrible, est à la fois marquée par l’adoption du Code Noir, qui établit les fondements juridiques de l’esclavage « à la française », et par la révocation de l’édit de Nantes, qui donne le signal d’une répression féroce contre les protestants. Prendre cette date pour point de départ d’une histoire de la France moderne et contemporaine, c’est vouloir décentrer le regard, choisir de s’intéresser aux vies de femmes et d’hommes « sans nom », aux minorités et aux subalternes, et pas seulement aux puissants et aux vainqueurs.
C’est cette histoire de la France « d’en bas », celle des classes populaires et des opprimé.e.s de tous ordres, que retrace ce livre, l’histoire des multiples vécus d’hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, l’histoire de leurs luttes et de leurs rêves.
Pas plus que l’histoire de France ne remonte à « nos ancêtres les Gaulois », elle ne saurait se réduire à l’« Hexagone ». Les colonisés – des Antilles, de la Guyane et de La Réunion en passant par l’Afrique, la Nouvelle-Calédonie ou l’Indochine – prennent ici toute leur place dans le récit, de même que les migrant.e.s qui, accueilli.e.s « à bras fermés », ont façonné ce pays. »

Deux textes de TC publiés par Endnotes traduites en castillan

06/12/2016 un commentaire

Un camarade nous a fait parvenir deux traductions de textes de Théorie Communiste parus dans Endnotes n°1.

La versión française du premier texte est à la suite

« Mucho ruido y pocas nueces » et « Historia normativa y esencia comunista del proletariado »
Théorie Communiste
Endnotes # 1, octubre de 2008: materiales preliminares para un balance del siglo xx

Mucho ruido y pocas nueces

Comentarios críticos sobre « Prolétaire et travail: une histoire d’amour ? »

El tema sobre el que Dauvé y Nesic intentan reflexionar en este texto es nada menos que el «fracaso histórico» del movimiento comunista a lo largo de los ciento cincuenta y cuatro años transcurridos desde la publicación del Manifiesto de Marx y Engels[1]. Abordan la cuestión a través de una crítica del concepto de programatismo, desarrollado principalmente por la revista Théorie Communiste. Ahora bien, el programatismo sólo podría servir para explicar el «fracaso del movimiento comunista» si imagináramos, como Dauvé y Nesic, que el comunismo es una norma, una sustancia, algo invariable en «su contenido profundo[2]», pues en ausencia de tal supuesto, el programatismo no es otra cosa que la explicación de su propio fracaso. Por tanto, comenzaremos por explicar la teoría del programatismo, que Dauvé y Nesic han entendido tan mal. No obstante, conviene señalar que lo que en realidad está en juego es la definición de la época actual, y más aún, que siquiera exista un «período actual». O lo que en última instancia viene a ser lo mismo, que exista algo llamado historia.

1 La teoría del programatismo


i La emancipación del trabajo y su fracaso

Desde un punto de vista general podríamos definir el programatismo como una teoría y una práctica de la lucha de clases en la que el proletariado encuentra en su impulso hacia la emancipación los elementos fundamentales de una organización social futura convertidos en un programa a realizar. Esa revolución consiste, por tanto, en la afirmación del proletariado, ya sea como dictadura del proletariado, consejos obreros, emancipación del trabajo, período de transición, extinción del Estado, autogestión generalizada o «sociedad de productores asociados». El programatismo no es una simple teoría, es ante todo la práctica del proletariado, en la que la fuerza cada vez mayor de la clase (en los sindicatos y los parlamentos, organizativamente, en términos de relaciones de fuerzas sociales o de cierto nivel de conciencia de las «lecciones de la historia») se concibe positivamente como un trampolín que conduce a la revolución y al comunismo. El programatismo está intrínsecamente ligado a la contradicción entre proletariado y capital, tal y como queda constituida por la subsunción formal del trabajo en el capital. Lire la suite…

Endnotes : « LA theses »

24/11/2016 2 commentaires

Un texte qui, bien qu’ancien, vient s’articuler de façon étonnamment actuelle aux problématiques qui agitent le « milieu » depuis quelques mois: segmentation de la classe, problématique et articulation classe/genre/race, tension à l’unité de la classe et programmatisme, unité de la classe dans la confrontation des différentes identités qui résultent de la segmentation, affrontements récents autour de la racisation, etc, etc….. Donc, on publie!!

HTTPS://ENDNOTES.ORG.UK/OTHER_TEXTS/EN/ENDNOTES-LA-THESES

« Dans cette société l’unité apparaît comme accidentelle, la séparation comme normale »

-Marx, Theories of Surplus Value

   1- Nous vivons dans une ère de crise sociale, qui dure depuis longtemps et qui est fondamentalement la crise des sociétés du mode de production capitaliste. En effet, les relations de travail qui régissent la production et la consommation dans les sociétés capitalistes se dégradent. Le résultat en est la réapparition d’une situation structurelle que Marx appelait « le capital excédentaire au côté de la population excédentaire ». Les transformations technologiques continuent d’évoluer malgré la stagnation économique, donnant lieu à une situation où il y a trop peu d’emplois pour trop de monde. Pendant ce temps, d’énormes réserves d’argent labourent la planète à la recherche de profits, conduisant à l’expansion périodique de bulles qui éclatent en éruptions massives. La montée de l’insécurité et de l’inégalité de l’emploi sont des symptômes de l’impossibilité croissante de ce monde en tant que tel.

2- Dans le moment présent, ces contradictions, contenues dans les sociétés capitalistes, sont prêtes à exploser. La crise de 2008 en est une manifestation. Elle a donné lieu à une vague mondiale de luttes qui continuent encore aujourd’hui. Afin de garder un certain contrôle sur une crise en ébullition, les États ont organisé des plans de sauvetage coordonnés des sociétés financières et d’autres sociétés. La dette de l’État a atteint des niveaux inconnus depuis la Seconde Guerre mondiale. Le sauvetage des capitalistes devait donc s’accompagner d’une cure d’austérité pour les travailleurs, car les États cherchent à gérer leurs bilans tout en recréant les conditions de l’accumulation. Pourtant, ces actions de l’État n’ont été que partiellement couronnées de succès. Les économies riches continuent de croître de plus en plus lentement, même si elles absorbent d’énormes quantités de dettes à tous les niveaux. Les économies pauvres sont également vacillantes. Nous appelons cette situation globale la structure d’attente (the holding pattern) et nous affirmons que d’autres turbulences économiques sont susceptibles d’advenir lors d’un crash capitaliste.

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Un nouveau blog sur « Lutte des classes / Guerre civile / Communisation »

21/11/2016 Aucun commentaire

Carbure

https://carbureblog.com/

Lutte des classes / Guerre civile / Communisation

Que dire ?

L’objet de ce blog, outre rassembler des textes épars écrits sur une quinzaine d’années – ça ne fait pas lourd – est de poser au fil du temps quelques balises critiques et théoriques, qui pourront peut-être servir à alimenter les réflexions personnelles de quelques personnes, ou dans le meilleur des cas donner des pistes pour des travaux ultérieurs.

Notes sur les classes moyennes et l’interclassisme

https://carbureblog.com/2016/11/21/notes-sur-les-classes-moyennes-et-linterclassisme/

Gilles Dauvé, à propos de « Solitude de la théorie communiste » (août 2016) de Bruno Astarian.

21/11/2016 Aucun commentaire

LPR / Sommes-nous seuls dans l’univers ?

https://t.co/3cfaQJ5d7O

Bruno Astarian, Solitude de la théorie communiste, août 2016.

« Comment demeurer révolutionnaire sans révolution ? », demandait Maresia Dalua1. Pour répondre, il faut aller en amont: comprendre ce que peuvent faire « les révolutionnaires » suppose de s’interroger sur quelle révolution on envisage, sur ce que serait son « contenu ». C’est ce que fait Bruno Astrarian en se demandant à quoi sert la théorie communiste.

Le marxisme – et souvent l’anarchisme – ont longtemps cru que renverser le capitalisme, c’était instaurer le pouvoir des producteurs (incluant le métallo, l’infirmière, l’institutrice…) et leur travail en commun. Dans cette vision, les luttes quotidiennes préparent la révolution, l’autonomie dans l’action aujourd’hui (contre l’Etat, les patrons, les syndicats, les partis, toutes les institutions soutiens de la société actuelle) préparant l’autonomie individuelle et collective dans la gestion de l’ensemble de la vie après-demain. Par conséquent, la grève, l’émeute, l’insurrection, voire la coopérative ou la scoop, sont comme un apprentissage du futur travail associé. La théorie communiste aurait pour rôle de mettre en valeur tout ce qui favorise l’action autonome des prolétaires, et d’aider ainsi à son intensification, à son propre dépassement.

Pour Bruno Astarian, cette vision méconnait la rupture qualitative entre la lutte revendicative, où le travail s’efforce de modifier à son avantage la répartition du salaire et du profit, et l’insurrection communiste. Dans celle-ci, les insurgés forment « entre eux un rapport interindividuel qui n’a plus le travail pour contenu », et « les éléments de capital dont le prolétariat insurgé s’empare sont transformés par l’insurrection. De moyens de production, ils deviennent moyens de lutte, voire de divertissement. »2

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« La cigarette sans cravate » à la radio

18/11/2016 Aucun commentaire

Emission de radio sur « Offensive sonore » avec
un des camarades du collectif auteur du bouquin.

Cliquer sur l’image pour y accéderarton17-509x800

A propos de l’élection de trump

16/11/2016 Aucun commentaire

Second texte sur l’élection étasunienne emprunté au blog « le cours des choses »

« les comptes non soldés de l’échec du cycle de lutte des années 60 et 70 »

Notes sur trump (2)

http://www.lecoursdeschoses.com/2016/11/remarques-sur-trump-2.html

Publié le 14 Novembre 2016

Back to 65 ?

L’enquête annuelle sur les « valeurs des américains » menée par l’institut public de recherche sur la religion et publiée le 25 octobre, portait ce titre assez révélateur : « La grande division sur l’avenir de l’Amérique : 1950 ou 2050 ? ». L’étude indiquait que pour 92% des républicains interrogés, le pays allait dans la mauvaise direction et ce – pour la moitié d’entre eux- depuis au moins 1950.

Sans aller jusque là, plusieurs livres récents font de 1965, année des émeutes de Watts, de la marche de Selma, du tournant de la guerre du Vietnam et de la politique volontariste du président Johnson, l’année charnière à laquelle ramènent beaucoup de phénomènes contemporains. Comme l’écrit Bill Bishop dans The Big Sort (paru en 2009): «  C’était 1965. Chaque événement représentait le début d’alignements politiques qui allaient s’étendre sur les quarante années suivantes. » Il note ainsi que c’est à partir de cette année là que les affiliations traditionnelles aux deux grands partis commencent à se réduire et se modifier et que s’effondre littéralement la confiance dans le gouvernement, notamment dans la classe ouvrière blanche qui était pourtant sensée profiter le plus du projet de « grande société » de Johnson. De même, le chercheur sur les religions Martin Marty décrit 1965  comme « l’épicentre d’un tremblement de terre dans la vie religieuse » avec le début du déclin des églises protestantes classiques et l’essor des congrégations indépendantes et évangélistes, qui deviendront bientôt les fourriers du néo-fondamentalisme. Enfin, Nicolas Ebersatdt dans Men’s without work  date précisément de la même année le début de la fuite devant le travail d’une partie des mâles américains et l’explosion de la criminalité.

Bien évidemment, ce qui s’engage plus généralement en 1965, c’est pour les noirs, la récolte des quelques fruits de la lutte pour les droits civiques et, pour les femmes, le début d’une série de mouvements qui leur permettront de bousculer l’ordre patriarcal. Bref, avant même la fuite du capital des années 70 en réponse à l’insubordination ouvrière de ces années là, le début de la fin de la mouture américaine du compromis fordiste. Dans le délitement actuel du compromis néo-libéral, il semblerait donc que les comptes non soldés de l’échec du cycle de lutte des années 60 et 70 continuent à projeter leur ombre portée sur l’époque, le « whitelash » électoral n’étant qu’un épisode de plus d’une contre-révolution qui n’en finit plus. Et si la rétro-utopie du « great again » keynésiano-raciste d’un Trump et de ses électeurs risque fort de se faner bien vite, le message envoyé aux minorités remuantes de toutes sortes est quant à lui bien concret : ils seront plus que jamais la variable d’ajustement.

Sur le mouvement contre la « loi travail » – Traductions

02/11/2016 Aucun commentaire

De débordements en imbordements jusqu’à l’épuisement
Traduction anglaise/English translation

Débordements, imbordements et épuisement (suite)
Traduction anglaise/English translation

Sur le mouvement du Printemps 2016 : « Carambolage à République »

30/10/2016 Aucun commentaire

Dernier texte mis en ligne sur le blog DDT21

Carambolage à République

 

  Un gouvernement « socialiste » qui attaque à nouveau les travailleurs, résolu à ne rien céder sur l’essentiel de sa Loi Travail, et des syndiqués de base qui réclament une grève générale à des directions préoccupées par leurs propres survies. Des journées de mobilisation nationale à répétition où l’énergie s’épuise sans se renouveler (tactique qui depuis vingt ans montre son inefficacité), des salariés lancés dans la grève de manière bureaucratique et en ordre dispersé, et de maigres cortèges rassemblant principalement des militants et des syndiqués. Une mobilisation bien inférieure à celle de 2010, où lycéens et étudiants ne participent qu’avec parcimonie tandis que chômeurs, précaires, « quartiers populaires » et même fonctionnaires s’abstiennent prudemment. Une faiblesse compensée par des actions et des blocages symboliques qui n’entraînent qu’un impact de même ordre sur la production et les transports.

Seuls les autonomes, anarchistes et apparentés ont, semble-t-il, pris des forces mais uniquement en termes de pratiques de destruction et d’affrontement avec la police, certes spectaculaires et davantage partagées (d’où l’enthousiasme de certains), mais sans ébauche d’auto-organisation du mouvement. Cette violence est d’ailleurs restée localisée et généralement condamnée par la majorité des manifestants et militants.
Globalement, le mouvement du Printemps 2016 a tourné sur lui-même, incapable d’atteindre une masse critique susceptible, sinon de faire reculer le gouvernement comme lors du CPE, du moins de bousculer institutions et évidences.

 

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Tiens, ça bouge!!

26/10/2016 4 commentaires

Le blog de travail de « Théorie communiste » vient de faire une mise à jour en rapport avec les discussions actuelles autour de la racisation, entre autres, voir le post ci dessous  « Ou t’es? TC ou t’es? » et autres post précédents.

Cliquer ci-dessous pour y aller

blogtc

Le quatrième épisode de la série « Homo » est en ligne sur le blog DDT21

05/10/2016 un commentaire

Le quatrième épisode de la série « Homo » est en ligne sur le blog DDT21 : « Des rapports de classes chez les homos (victoriens) »

Les premières phrases de l’article :

« De tout temps les dominants ont exploité sexuellement les dominés, hommes et femmes, et plus encore quand ils disposent sur l’esclave et le serviteur d’un pouvoir sans limites.
Mais l’érotisation de la masculinité du travailleur ne pouvait naître que lorsque les classes s’agencent comme elles le font sous le capitalisme.
Le bourgeois ne se rapporte pas au prolétaire comme le maître à l‘esclave ou le seigneur au serf. Théoriquement libre, en fait obligé de vendre sa force de travail pour vivre, le prolétaire est payé par le bourgeois pour la location de son corps et de son énergie. L’omniprésence de l’échange marchand a conduit le capitalisme à une gestion originale de la prostitution, avec des conséquences considérables sur son traitement de l’homosexualité. »

La suite ici : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1145

Présentation de la série « Homo » ici : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1116

« Où t’es, TC où t’es ? »

03/10/2016 14 commentaires

il nous a paru pertinent de proposer à la réflexion ce texte sur « Théorie Communiste N°25» que nous a fait parvenir un camarade

Où t’es, TC où t’es ?

oh-lala

La balle quitte le pied et fonce dans le sol. Fin de la trajectoire ?

Si on s’échauffe avec le dernier numéro de la revue Théorie Communiste,  c’est pour mieux continuer sur la question de l’appartenance de classe,  de la catastrophe que constituerait notre défaite et du contenu de celle-ci. On n’épuisera pas ces questions ici. Il s’agit plutôt d’une mise en bouche.

Pourquoi, alors qu’une mobilisation sociale battait son plein, se donner le mal d’écrire là-dessus ? C’est que pour une partie des membres d’un courant qu’à défaut on appelera communiste antigestionnaire, TC est une des références théoriques. Ce texte a donc semblé nécessaire afin de marquer une rupture politique.

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« Solitude de la théorie communiste » de Bruno Astarian

25/09/2016 3 commentaires

Dernier texte mis en liste sur le blog de Bruno Astarian

 http://www.hicsalta-communisation.com/

Solitude de la théorie communiste

Dans le texte qui suit, je cherche à comprendre la situation d’isolement sévère où se trouve la théorie communiste à notre époque. Il est difficile pour les théoriciens de ne pas voir à quel point le langage qu’ils tiennent, qu’ils doivent tenir, est incompréhensible pour la plupart des prolétaires, même de bonne volonté. Cela est vrai quelles que soient les options théoriques retenues. Parmi les groupes ou individus qui réfléchissent théoriquement à la situation actuelle de la société capitaliste et à son dépassement possible, aucun n’a trouvé le langage et/ou le point de vue qui lui permettraient de sortir d’un petit milieu qui tourne en vase clos. Cette situation remet-elle en question la théorie communiste dans sa spécificité historique ? Ou bien la remet-elle plus simplement à sa place ?

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« Pour en finir avec la critique du travail »

19/09/2016 Aucun commentaire

En contrepoint du texte de la Banquise, publié ci-dessous, il nous a paru pertinent de proposer à la réflexion ce texte de Théorie Communiste N°17, sorti en septembre 2001.

« Pour en finir avec la critique du travail » 

La critique du travail ne peut avoir d’objet et se justifier elle-même que si elle construit son objet antérieurement aux rapports sociaux, mais alors elle devient purement spéculative ; inversement si ce sont les rapports sociaux historiquement déterminés qu’elle se met à critiquer, elle entre alors en contradiction avec son premier moment de formalisation abstraite de son objet. La critique du travail voudrait le travail comme rapport social antérieurement à tout rapport social. La critique du travail est une impasse. Premièrement, elle construit un objet d’analyse qui est le travail en soi ; deuxièmement, elle veut déduire de l’analyse de cette activité, qui telle qu’elle l’a posée est une abstraction spéculative, les rapports sociaux contradictoires dans lesquels évoluent les hommes. Cela, soit par un développement contradictoire interne de cette activité, soit de par un caractère irréductible à l’aliénation que, par nature, cette activité possèderait. Les modulations particulières de cette impasse générale aboutissent toutes à la transformation de la critique de la société capitaliste et de son rapport social fondamental, l’exploitation, en critique du travail, critique de l’activité.

              Le sujet abordé ici est en conséquence un peu paradoxal. Il s’agit de définir le travail pour dire que le travail n’est pas un objet de la critique théorique. Cela pour deux raisons : la « critique du travail » est comme théorie une impasse ;  l’abolition du travail ne passe pas par la « critique du travail ». Notre démarche est cependant nécessaire, car, si le travail n’est pas un objet de la critique théorique et si sa critique ne mène à rien, la critique théorique ne peut en revanche faire l’impasse sur les idéologies de la « critique du travail ». C’est donc comme un moment de la critique de ces idéologies, qu’il est nécessaire de critiquer la notion de travail en tant qu’objet de cette critique et parce que cette notion de travail joue un rôle actif, pratique, de mise en forme des luttes dans les courants les plus radicaux du démocratisme radical. Lire la suite…

« Sous le travail, l’activité  » réédition

13/09/2016 2 commentaires

Publié initialement à l’été 1986 dans la revue n° 4 « La Banquise »

http://archivesautonomies.org/spip.php?article306

Collectif. Sous le travail, l’activité (Under the work, the activity)  

(Réédition, Postface de Gilles Dauvé).

(Republication, Gilles Dauvé’s afterword).

8 € TTC – 11 x 17,8 cm – 96 p.

ISBN : 979-10-96441-01-3 

Collection Réverbération.

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Sortie le 8 septembre 2016.

 Le travail n’est pas la liberté, c’est certain. Pour autant, si le travail implique effectivement coercition et soumission, cela ne suffit pas à le définir. Le travail animé par un collectif de producteurs associés reste du travail, tant que l’activité ainsi autogérée demeure séparée de l’ensemble de la vie.

Plus que jamais un renouveau de la critique du travail s’impose, et c’est pourquoi nous republions dans la collection « Réverbération », ce texte vieux de trente ans qui n’a pas pris une ride. Ce texte est suivi d’une postface de Gilles Dauvé.

« le Monde ou rien » remarques sur l’agitation sociale en France au printemps 2016

05/09/2016 2 commentaires

« le Monde ou rien » remarques sur l’agitation sociale en France au printemps 2016

Alèssi Dell’ Umbria est l’auteur entre autres d’une Histoire universelle de Marseille, De l’an mil à l’an deux mille (Agone, 2006) et de C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis ! À propos de la révolte de l’automne 2005(L’Échappée, 2006). Sollicité par des amis latino-américains, il a rédigé à leur attention une analyse de la situation politique française.

(Ce texte a été écrit à l’intention de camarades latino-américains qui, du Mexique à l’Argentine, me demandent des éléments d’information et d’analyse sur l’agitation en France. Ce qui explique que beaucoup de précisions y soient formulées qui n’ont évidemment pas raison d’être pour des camarades français.)

« Le confort est la pire chose qui puisse arriver à un mouvement social, et c’est ce qui a accablé l’insurrection de Gezi. Pour qu’un mouvement reste en mouvement, il faut que quelque chose d’insupportable continue de le démanger, jour et nuit. Si rien ne vous gêne, si au contraire vous commencez à prendre vos aises, vous allez vous arrêter, et c’est normal ; le besoin de repères, de stabilité, est naturel. Or, se révolter, c’est être prêts à lutter contre ses propres besoins naturels. Pour se révolter, il faut se sentir fort mais démuni, démuni mais fort. L’inconfort est la seule force qui nous incitera à aller de l’avant. » 
Kenan Görgün, Rebellion Park. Lire la suite…

Nouvel article sur le blog DDT21 : « Sur la « question » des « femmes » », G. D., juillet 2016

23/07/2016 39 commentaires

Nouvel article sur le blog DDT21 : « Sur la « question » des « femmes » », G. D., juillet 2016.

Début du texte :

« Si, comme dit Marx dans les Manuscrits de 1844 en reprenant une idée de Fourier, le rapport entre sexes « permet de juger de tout le degré du développement humain », il doit permettre aussi de juger du degré du développement des révolutions. Mesurées à ce critère, les insurrections passées ont piètre figure, car on aurait du mal à en trouver où la domination masculine n’ait pas prévalu.  Ce fait indéniable, la théorie radicale ne le prend guère au sérieux. Traditionnellement, l’anarchisme n’y voyait pas une question particulière : la libération de l’humanité libérerait les femmes et les hommes. Depuis les années 1970 et la montée d’un mouvement féministe, de nombreux groupes anarchistes traitent les femmes comme une catégorie de plus – trop longtemps oubliée – à ajouter à la liste des catégories opprimées et porteuses de potentialités révolutionnaires. Quant aux marxistes, sous prétexte de replacer la partie « femmes » dans le tout « prolétariat » et de distinguer entre bourgeoises et prolétaires (distinction certainement essentielle), la plupart dissolvent « la femme » dans la classe. Malheureusement, sans cette partie-là, la totalité n’existe pas. Nous estimons au contraire impossible de penser l’émancipation des femmes comme une simple conséquence de l’émancipation humaine en général : c’en est une composante indispensable. »

LA SUITE ICI : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1010

ARTICLE AU FORMAT PDF ICI : https://ddt21.noblogs.org/files/2016/07/La-Question-des-Femmes-GD.pdf