“Les divagations de la Wertkritik en terre sainte”

Les divagations de la Wertkritik en terre sainte.
Le 12 novembre dernier, l’animateur du site francophone Palim-Psao relayait un message du collectif Golem qui appelait à se mobiliser à ses côtés en participant à la marche nationale du même jour contre l’antisémitisme[i]. Il s’agissait, suivant ce collectif, de s’opposer à une participation à cette marche par l’extrême-droite qui «instrumentalise la lutte contre l’antisémitisme afin de réhabiliter son passé, sa vision et ses structures antisémites, racistes et islamophobes». L’appel du collectif se terminait sur cette proposition : «rejoignez-nous dans la marche pour les [«les fascistes»] bloquer».
Cet article dénonce le cautionnement par la Wertkritik (aussi WK dans ce texte) de la marche du 12 novembre, mais surtout ce texte vise à clarifier ce qui, dans la théorie critique de la valeur, a rendu possible voire inéluctable une telle initiative. Ce n’est que dans une confrontation avec la réalité qu’une théorie peut soutenir sa véracité et révéler sa pertinence. La participation de la WK à la marche nationale contre l’antisémitisme a démontré la caducité de sa radicalité et la vacuité des prétentions émancipatrices de sa théorie.
L’article se compose de deux parties principalement : une première partie consacrée à une critique des positions théoriques de la Wertkritik ainsi qu’à ses mobilisations contre l’antisémitisme ; et une deuxième partie qui concerne la question du sionisme et d’Israël dans la mesure où les prises de position antisionistes sont assimilés par la WK mais également institutionnellement par les pouvoirs étatiques en Occident, à un antisémitisme.
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