Archive

Archives pour 05/2013

La question de l’austérité : travail, protection sociale et vie post-familiale

28/05/2013 un commentaire

Voici une traduction auto remanié par les soins du blog « In Limine  »- peut-être parfois assez approximative – d’un article du blog américain PRIMA PORTA portant sur l’austérité et ce que devrait impliquer en tant qu’analyse et attitude la lutte contre elle.

La question de l’austérité : travail, protection sociale et vie post-familiale

http://primaporta.tumblr.com/

Qu’est-ce que l’austérité, et comment doit-elle être combattue? Doit-elle être combattue à tous prix? 

Récemment, certains camarades ont lancé un argument anti-étatique en ce qui concerne les coupes dans les budgets: étant donné que l’État est le Mal, les coupes dans les budgets peuvent donc être bien vues – afin d’accélérer l’avènement de l’anarchie. En d’autres termes, louée soit la saisie conservatoire qui nous rapproche de la chute du gouvernement. Comme preuve, on pourrait citer le geste en cours au Department of Homeland Security de libérer des sans-papiers des centres de détention ICE en Floride – 2.000 détenus ont déjà été libérés, 3000 de plus étant promis en Mars. Il semble indiscutable qu’une DHS et un ICE plus pauvres serait préférable pour les communautés d’immigrants et d’autres populations opprimées; l’anti-étatisme aurait toutes les raisons de se réjouir du cours apparent d’auto-castration du complexe carcéral industriel. « Apparent » est le terme clé cependant : comparé à une population carcérale totale de 429.000 immigrés, cinq mille de moins est une piètre victoire. Considéré globalement, les aspects positifs des saisies dans les budgets semblent bien pâle en comparaison avec l’impact négatif des pertes d’emplois et des coupes dans les services sociaux. Lire la suite…

Sur les émeutes

27/05/2013 Aucun commentaire

La traduction ci-dessous, à partir du grec,  est extraite du site « Communisation  » et renvoie à un article paru dans la revue « Blaumachen ». Cet article est pour le moment consultable en anglais.

Une semaine d’émeutes en Suède, en particulier dans la banlieue de Stockholm, mais elles semblent diminuer dans le cas présent, tout en s’élargissant quoique avec moins d’intensité dans les banlieues et d’autres villes. Les descriptions d’actes de «fauteurs de troubles» sont nécessairement médiées par le rapport de l’Etat, surtout du point de vue de la police. La perspective de la police sur la (non-) sous-tend les émeutes est classique (voir ici ). La police voit trois catégories : Politiquement indépendants qui sont « présents dans les émeutes mais derrière eux, ils ont mis le feu » (la propagande ridicule pas intimidé), les jeunes délinquants vivant dans la région, et les jeunes hommes qui n’étaient pas des criminels, mais (!) impliqués dans les incidents et«font leurs premiers pas dans le crime. » L’État ne peut pas reconnaitre au niveau des émeutes comme une expression de la lutte des classes, les appelle nécessairement crime. Mais les prend très au sérieux dans la conception (voir ici comment le gouvernement américain augmente systématiquement la militarisation de la police).

Le texte sur les émeutes en Angleterre tente de mettre en évidence tout le contraire: que les événements des émeutes non seulement correspondent organiquement dans la lutte de classe moderne, mais qui sont des faits importants du point de vue de la production de la révolution communisatrice.

 http://www.blaumachen.gr/2012/10/the-feral-underclass-hits-the-streets/

Categories: Nouvelles du monde Tags:

Quatrième nuit d’affrontements avec la police dans la banlieue de Stockholm

23/05/2013 4 commentaires

Ces émeutes renvoient à celle de 2005 en france, et donnent à lire ou à relire l’article paru dans la revue Meeting : Ballade en novembre.

http://meeting.communisation.net/archives/meeting-no-3/les-textes-publies-12/article/ballade-en-novembre-reloaded

Ainsi que celles de Grande-Bretagne en août 2011

http://www.blaumachen.gr/2012/03/lemergence-du-non-sujet/

Quatrième nuits d’affrontements avec la police dans la banlieue de Stockholm

Stockholm (Suède) et sa banlieue ont connu une quatrième nuit de violences entre mercredi et jeudi. Incendies de voitures, dégradations et jets de pierre, d’abord confinés à Husby, un des quartiers pauvres de Stockholm, s’étendent aux autres quartiers pauvres et abritant la plus forte concentration d’immigrés. La nuit dernière, ils ont gagné la banlieue sud de la capitale suédoise où un commissariat a notamment été incendié.

Au sud du pays, à Malmö, de premiers incidents ont aussi eu lieu avec deux voitures incendiées.

Des personnes non identifiées ont provoqué des incendies dans une école, à Skärholmen, dans une crèche, à Husby, et ont lancé des pierres sur les pompiers, la police et sur leurs véhicules. Mercredi, à Husby, la police a arrêté un homme dans le cadre de l’enquête sur l’incendie d’un centre d’expression artistique.

Ces émeutes, qui ont éclaté dimanche soir, semblent avoir été déclenchées par la mort, la semaine dernière, d’un homme de 69 ans abattu par des policiers qu’il aurait menacés avec une machette, mais la police affirme qu’elle n’est pas sûre d’un lien avec cette affaire. Au cours d’une conférence de presse, des militants locaux ont pour leur part prétendu que la police les avait traités de “vagabonds, de singes et de nègres”.

PROPAGATION À D’AUTRES QUARTIERS

Des jeunes ont incendié des voitures et lancé des pierres sur les forces de l’ordre. “Près de dix voitures ont été incendiées [et] sept policiers ont été légèrement blessés”, selon Jörgen Karlsson. Entre 50 et 100 personnes ont pris part aux affrontements. Jusqu’à 300 personnes étaient descendues dans les rues, ce qui était “probablement plus que dimanche”, a déclaré M. Karlsson. “Nous savons que certains d’entre eux venaient d’autres parties du département”, a-t-il souligné.

Selon lui, dans la nuit de lundi à mardi, des jeunes se sont également attaqué aux pompiers qui tentaient d’éteindre les incendies qui s’étaient déclarés dans des poubelles et des stations de recyclage. Plusieurs fenêtres ont été cassées.

Les tours de Husby ont été construites au début des années 1970. Quelques 12’000 personnes y vivent, et 80 % d’entre elles sont issues de l’immigration. En 2007, les autorités ont lancé un programme ambitieux pour réhabiliter les banlieues défavorisées du nord de Stockholm, mais le taux de chômage des jeunes reste l’un des plus élevés de Suède.

Compilation d’après Le Parisien et LeMonde.fr,  mai 2013

 

Categories: Nouvelles du monde Tags:

Bangladesh : Ils demandaient de meilleurs salaires…

21/05/2013 un commentaire

La police au Bangladesh a tiré lundi des balles en caoutchouc pour disperser des milliers d’ouvriers du textile en colère réclamant des hausses salariales, sur fond de débat sur leurs conditions de travail après la mort de 1.127 employés dans l’effondrement d’un immeuble près de Dacca.

La police affirme être intervenue après que des ouvriers ont bloqué l’accès à une autoroute dans la zone industrielle d’Ashulia, à la périphérie de la capitale, où sont basées des centaines d’usines de confection travaillant pour des groupes occidentaux comme l’américain Walmart ou le français Carrefour.

Ces usines avaient fermé quelques jours la semaine dernière pour cause de violence d’ouvriers. Elles ont rouvert vendredi, l’Association bangladaise des fabricants et exportateurs de textile (BGMEA) ayant dit avoir obtenu la garantie du gouvernement que les usines bénéficieront de « la plus grande sécurité ».

Depuis l’effondrement d’un immeuble du secteur textile le 24 avril, qui a fait 1.127 morts, les ouvriers, parfois payés 38 dollars (30 euros) par mois, ont presque quotidiennement débrayé pour réclamer des hausses de salaire et l’exécution du propriétaire de l’immeuble.

« Ils demandaient de meilleurs salaires. Nous avons tiré des balles en caoutchouc et fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser car ils sont devenus violents et ont occupé une route », a déclaré à l’AFP le chef de la police d’Ashulia, Badrul Alam.

Selon lui, environ 20.000 ouvriers ont pris part à la manifestation. Selon le chef de la police du district, Mustafizur Rahman, ils étaient 12.000.

La chaîne privée de télévision, Ekattor, a indiqué que 50 personnes avaient été blessées dans les heurts entre la police et les ouvriers.

Le minimum salarial mensuel avait été fixé à 38 dollars en novembre 2010, un traitement récemment qualifié de « travail d’esclave » par le pape François. Les syndicats réclament que les salaires mensuels de base soient portés à environ 100 dollars (77 euros).

Le Bangladesh est le deuxième exportateur au monde de vêtements en raison de la modicité des salaires et d’une main-d’oeuvre abondante. Ce secteur-clé de l’économie représentait l’an dernier 80% des exportations du pays.

Auteur AFP

Categories: Nouvelles du monde Tags:

Un nouveau blog grec sur la communisation

19/05/2013 Aucun commentaire

Communisation

http://communisation.espivblogs.net/

Θεωρία, Ιστορία, Νέα από το μέτωπο

The War of Time: Occupy, Communization and the Military QuestionLeave a reply

 

kettle-e1322672082952

Benjamin Noys (2013) You can have a proletarian insurrection on the condition that the others hold their fire. If they dump two tank battalions on you, the proletarian revolution is as good as nothing. André Malraux (in Virilio 2006: 115)

Διαβάστε το υπόλοιπο εδώ:

http://www.academia.edu/2397355/The_War_of_Time_Occupy_Communization_and_the_Military_Question

Chine : des images trop rares !

14/05/2013 un commentaire

Chine : un policier capturé et ligoté par des paysans

Malgré la censure, les photos font le tour du Net chinois. Des paysans en colère dans la province du Fujian pour protester contre la saisie de terrains agricoles se sont emparés d’un policier anti-émeutes, lui ont ligoté les mains, avant qu’il ne soit tiré par une femme.

 

 « La photo montre un policier anti-émeutes aux mains d’une paysanne qui s’en va l’échanger contre 13 paysans qui ont été interpellés »

Un post relatant l’affaire, qui s’est produite dans la ville de Quanzhou, a été l’un des plus diffusés lundi 13 mai. Il a été publié par Kong Zhiyong, un responsable d’une usine de créamique. Selon lui, près d’un millier de villageois ont repoussé la police et les autorités locales à coups de pierres, mécontents d’avoir été privés de leurs terres pour laisser la place à une raffinerie. “La photo montre un policier anti-émeutes aux mains d’une paysanne qui s’en va l’échanger contre 13 paysans qui ont été interpellés”, écrit M. Kong.

Une vidéo des affrontements, tirée des sites chinois, circule également (visible ici sur YouTube) :

Chaque année, des milliers d’”incidents de masse” se produisent dans les campagnes chinoises. Nombre d’entre eux sont dus aux expropriations, même si ces dernières années les autorités centrales se sont engagées à les encadrer pour éviter les débordements.

 (François Bougon, blog du Monde.fr“L’empire Weibo”, 13 mai 2013)

Montréal : Un jeudi soir avec Rosa Luxemburg – Livres et film

11/05/2013 Aucun commentaire

Un jeudi soir avec Rosa Luxemburg – Livres et film

Jeudi 16 mai 2013 – 18h30 – Bibliothèque DIRA / Montréal (Québec)

À partir de 18h30, lancement à Montréal des deux derniers livres sur et de Rosa Luxemburg : sa biographie par J.P. Nettl chez Spartacus et le Tome 2 des Œuvres complètes (À l’école du socialisme) chez Agone/Smolny. Actualité de Rosa Luxemburg avec présentation et discussion en prenant appui sur le livre de Daniel Guérin, Rosa Luxemburg et la spontanéité révolutionnaire.

Projection du film de Margarethe von Trotta, Rosa Luxemburg ; réalisé en 1986, version originale sous-titrée en anglais (accessible même avec un bilinguisme minimum).

Une dizaine de titres différents seront disponibles pour cette soirée organisée par La Sociale qui diffuse depuis des décennies les éditions Spartacus, pionnières de l’œuvre de Rosa Luxemburg en français. Camarades et amis-ies sont les bienvenues à cette activité au DIRA, 2035 St-Laurent.

Categories: Nouvelles du monde Tags:

Pourquoi les Espagnols ne se révoltent pas ?

11/05/2013 4 commentaires

un article signalé par un participant à la revue SIC ainsi qu’une brève introduction du même camarade

Une bonne question, quelques réponses, mais l’élément central manque : la perte d’identité de la classe ouvrière et ses outils sociaux et politiques devenus obsolètes et inopérants. L’auteur met le manque de révolte sur le compte de l’absence de perspectives, mais c’est justement ces absences de perspectives dans le cadre du système capitaliste qui est la condition de l’explosion sociale. Or il semble que nous n’en sommes pas au point où le système aurait épuisé les moyens de faire croire que nous sommes pas loin de sortir de la crise. Je pense enfin que la classe moyenne n’est pas encore suffisamment touchée par la dégradation de ses conditions de vie. 

De toute façon personne ne possède la martingale permettant de définir le point nodal de l’explosion sociale productive du communisme (ou du chaos).

Pourquoi les Espagnols ne se révoltent pas

6 mai 2013

INFOLIBRE MADRID

 

Une banderole avec le nombre de chômeurs lors des manifestations du 1er Mai 2013, à Madrid.

Cinq ans de crise, six millions de chômeurs, et des milliers d’expulsés de leur logement : malgré un lourd bilan social, les Espagnols subissent leur sort sans se révolter contre le gouvernement ou contre l’UE. Parce qu’ils craignent de perdre le peu qu’il leur reste, avance un sociologue.

Ignacio Sánchez-Cuenca

Nous sommes aujourd’hui dans la cinquième année de crise. Le chômage augmente, tout comme la pauvreté et l’exclusion sociale ; des cas de malnutrition infantile commencent à apparaître ; des dizaines de milliers de familles ont été expulsées de leur domicile. Et les salaires continuent de baisser, ce qui n’est en revanche pas le cas du prix des biens et des services.

La population a, par ailleurs, compris qu’il ne s’agit pas d’une situation temporaire, et qu’elle peut perdurer encore de longues années. Dans ces conditions, comment se fait-il qu’il n’y ait pas d’explosion sociale ? Pourquoi le système ne vole-t-il pas en éclats ? Jusqu’où peut aller la tolérance de la société espagnole sans qu’un soulèvement n’éclate ? Lire la suite…

Categories: Nouvelles du monde Tags:

Discussion sur Oakland en république tchèque

08/05/2013 Aucun commentaire

Nos camarades tchèques « les Amis de la communisation » organisent le 29 mai prochain avec la collaboration occasionnel de membre de SIC – Journal international de la communisation et des anarchiste américains une réunion publique sur le mouvement à Oakland en novembre 2011.

Ces deux participants directs proposeront leur vision de l’histoire de la commune d’Oakland, les particularités de la Commune d’Oakland en raison du mouvement d’occupation, l’importance de la commune pour le développement d’un nouveau cycle de luttes, sa relation avec d’autres luttes dans la région de la baie, mais aussi à la crise mondiale de l’accumulation. La conférence se tiendra à Brno ( deuxième plus grande ville de la république tchèque )

Categories: Nouvelles du monde Tags:

Bangladesh: « Pendez les tueurs, pendez les propriétaires d’ateliers »

01/05/2013 5 commentaires

Le bilan de l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection au Bangladesh s’établit désormais à 402 morts, annonce l’armée, une semaine après l’accident le plus meurtrier dans l’histoire industrielle du pays. Un général de l’armée a un peu plus tôt déclaré que 149 personnes étaient par ailleurs portées disparues sous les décombres du Rana Plaza, l’immeuble qui s’est effondré à la périphérie de Dacca mercredi dernier.

MANIFESTATION À TRAVERS  LE PAYS

Des dizaines de milliers de manifestants au Bangladesh ont défilé, mercredi 1er mai, en une lugubre fête du travail pour réclamer la pendaison des propriétaires d’ateliers de confection, malgré l’appel de la première ministre, Sheikh Hasina, à garder « la tête froide ».

Plusieurs milliers de travailleurs brandissant des banderoles et des drapeaux rouges scandaient : « Pendez les tueurs, pendez les propriétaires d’ateliers » en défilant dans les rues de la capitale, Dacca. D’autres défilés étaient organisés dans les grandes villes du pays en ce jour férié au Bangladesh. Selon Kamrul Anam, l’un des dirigeants de la Ligue bangladaise du textile et de l’habillement, les ouvriers sont en colère après ce qu’ils considèrent comme le « meurtre » de leurs collègues, tués mercredi dernier dans l’effondrement du Rana Plaza, un immeuble de huit étages à Savar, dans la périphérie de Dacca. « Nous voulons la punition la plus sévère possible pour les responsables de cette tragédie », a-t-il dit. Lire la suite…

Categories: Nouvelles du monde Tags: