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Archives pour 02/2013

Egypte : mouvement de désobéissance civile

25/02/2013 3 commentaires

La désobéissance civile est lancée dans les villes du Delta du Nil de Mansoura et de Mahalla

Les dirigeants de l’opposition publient des tracts et des déclarations sur Facebook pour défendre leurs méthodes, disant que désobéissance civile est un moyen légitime d’exprimer des exigences ; des villes industrielles rejoigne le mouvement dimanche par des blocages des routes

Ahram Online, dimanche 24 février 2013

Les manifestants entament le mouvement de désobéissance civile dans la ville du delta du Nil de Mansoura, ce dimanche, en bloquant les entrées principales de la ville et le bâtiment central du gouvernorat.

Cela fait suite aux affrontements de la nuit dernière, de samedi à dimanche, dans le gouvernorat de Daqahliya, entre les manifestants et la police après que des manifestants aient bloqué les routes principales de la ville et aient construit un mur de briques pour arrêter la circulation dans et hors de Mansoura. Lire la suite…

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Présentation de TC 24 à Marseille

23/02/2013 Aucun commentaire

Le groupe « Tantquil » fera une présentation de leur collectif et le groupe Théorie Communiste présentera le N° 24 de sa revue qui vient de sortir.

Samedi 2 Mars à 17h30

à La Caserne, en face de la caserne du muy, au 1 rue massena

Un repas sera partagé à la suite de la discussion

Ceux qui veulent participer au repas doivent se signaler à : pepe@communisation.net

Bon appétit!

18/02/2013 2 commentaires
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Conseils de l’OCDE : conditionner chacun/e aux variations de plus en plus rapides des modalités « flottantes » de l’exploitation.

18/02/2013 un commentaire

« L’OCDE a salué vendredi ( 15 février) une nette accélération des réformes structurelles, qu’elle prône de longue date, notamment dans les pays les plus fragiles de la zone euro, mais a appelé à « aller plus loin » pour favoriser l’emploi. »

« aller plus loin », c’est la suppression des allocs chômage, abolir l’extension légale des conventions collectives, flexibiliser les salaires et de les lier aux conditions économiques du moment en Espagne et pour l’Italie rendre plus souples embauche et licenciement, augmentations des impôts indirects, augmenter les frais de scolarité.

les phrases en gras sont de notre fait

 

Espagne : L’OCDE demande de ne payer d’allocations qu’aux personnes qui recherchent un emploi et conseille également d’ajuster les salaires selon les variations économiques et les entreprises.

15.02.2013 | 14:15

EP/Moscú

L’OCDE recommande à l’Espagne d’exercer une surveillance plus serrée des bénéficiaires d’une allocation de chômage dans leur recherche d’un poste de travail et de lier leur paiement aux résultats.

Selon ce que relève l’organisation présidée dans son édition 2013 dans son rapport annuel « Pari pour la Croissance » par Ángel Gurría,.il est nécessaire que l’Espagne améliore les politiques actives du marché du travail, car la faible efficacité des services publics de l’emploi…

 A cette fin, il est recommandé  d’introduire « de de larges évaluations et des processus de contrôle des services de l’emploi et les programmes de l’emploi au niveau régional« , ainsi que d’éliminer les incitations à l’embauche et d’élargir les mesures de formations pour les demandeurs d’emploi.

 Dans cette ligne, est proposé que les salaires soient plus sensibles aux conditions économiques générales comme à celle de  l’entreprise. Pour cela elle propose d’abolir l’extension légale des conventions collectives, qui dans son opinion, constitue une limite de la capacité de réponse des salaires aux conditions économiques. Lire la suite…

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Les outils de « négociation » sont désormais la matraque et le flashbal

16/02/2013 6 commentaires

extrait emprunté à un article du blog « in limine »

Voir le Fichier : Face_a_la_police.pdf

http://riff-raff.se/texts/fr/sic1-le-moment-actuel >

La revendication salariale, qui est donc une revendication dont actuellement la forme épouse le contour de la contrainte à la précarisation du travail (maintien des emplois qui est le maintien de la condition pour le prolétariat de sa propre survie : maintien du rapport salarial), devient une limite à l’action de la classe, matérialisée par le front de la police face à elle, dans la mesure où cette précarisation est l’expression cruelle mais structurellement indispensable de l’inessentialisation du travail dans le cycle productif et du lien négatif que ce dernier a avec le capital financier (nécessité de productivité croissante et en même temps, évanescence, non de la valeur, mais du caractère primordial, pour la création de richesse capitaliste – l’argent -, de la production). La précarité, le chômage, la crainte des licenciements, sont des limites à l’action du prolétariat ouvrier au travers de ses réactions revendicatives parce qu’ils sont les conditions, dans ce moment du cycle d’auto-accumulation, du maintien du lien du capital au procès de production et, simultanément, la négation de ce lien (qui se figure sous les traits médiatiques de la finance en tant qu’autonomisation, illusoire, du capital).

 

« L’autonomisation du capital, c’est-à-dire plus précisément l’autonomisation de sa forme capital-porteur d’intérêts est une tendance réelle, mais impossible. Lorsque l’on aborde cette impossibilité, il est insuffisant de l’énoncer en ressortant simplement le livre I du Capital ; en effet la tendance à l’autonomisation et son impossibilité ne sont pas opposées comme une digue est opposée à la marée. C’est dans ce qui définit fondamentalement le rapport du capital comme exploitation du travail que réside à la fois la tendance et son impossibilité. Ce qui constitue la complexité de ce procès d’autonomisation du capital, c’est qu’il est nécessairement lié au procès de production, et le reste. L’autonomisation du capital nie le procès de production, mais elle a absolument besoin de demeurer dans ce rapport de négation, en même temps que le procès de production a absolument besoin de produire cette négation »

….par la précarité, et son corollaire, la disciplinarisation du travail ; la police étant là en tant qu’outil étatique de coercition au service du capital afin de faire appliquer cette nouvelle discipline comportant une nouvelle forme de soumission, l’acceptation de la précarité et de l’insécurité de l’emploi liée à la restructuration mondialisée du capital et au caractère inessentiel du travail dans ce moment d’autonomisation du capital. La police nous rappelle désormais que nous ne sommes plus rien face au capital qui s’autonomise, le « monde de la finance », mis en danger du rapport salarial, tout en nous réintroduisant dans le rapport d’exploitation, dans le rapport de domination de classes, au travers de cet inessentialisation de ce qui constitue nos êtres prolétarien(ne)s ; le capital a toujours besoin de nous, mais plus soumis qu’auparavant, toujours indispensable mais aussi toujours de trop, en n’ayant plus la possibilité d’affirmer aucune identité face à lui nous donnant comme avant le moyen de négocier une place honorable dans le « système ». Les outils de « négociation » sont désormais la matraque et le flashbal

1 Roland Simon, Théorie du communisme, Fondements critiques d’une théorie de la révolution, éd. Senonevero, 2001, p. 318

On a reçu ça : « Taupe, y es tu ? »

11/02/2013 8 commentaires

« nous publions avec l’accord de son auteur cet excellent texte, écrit pour une réunion qui s’est récemment tenue à Paris. Nous tenons à attirer l’attention sur un texte qui prouve qu’on peut écrire de façon claire et très abordable sans céder un pouce à la vulgarisation théorique… » dndf

 

TAUPE, Y ES TU ?

Le capital restructuré,
la lutte des classes et la perspective révolutionnaire

Les « révolutionnaires » et ceux qui cherchent à donner une formulation politique à leur révolte veulent généralement être les témoins du futur, et inscrire leur discours et leur activité dans le sens général d’antagonismes porteurs d’insurrections à venir. C’est somme toute normal : toute lecture du monde part forcément d’une position en son sein, et vouloir conformer le devenir de l’humanité à ses désirs est le point de départ de toute volonté révolutionnaire. Le texte qui suit cherche à faire un pas de côté. Il tente d’évoquer l’époque actuelle en questionnant l’articulation entre la critique du capital comme rapport social d’une part et la lecture de la lutte des classes de l’autre – mais sans chercher à tracer d’échéance révolutionnaire (ni forcément entrer dans de grandes polémiques théoriciennes). Il s’agit essentiellement de réaffirmer cette évidence : ce qui se dégagera de la guerre sociale présente et à venir ne sera jamais que le produit de l’interaction (et du choc éventuel) entre le mouvement général de la domination capitaliste et l’activité de ceux qui en son sein seront amenés à se bouger les fesses. De cette dynamique, personne n’a la clé – pas plus les capitalistes que leurs auto-proclamés ennemis. Lire la suite…

De l’anarchisme à la communisation

10/02/2013 Aucun commentaire

Article traduit du blog de nos camarades italiens « Il Lato cattivo « 

Ce texte -écrit au cours de l’été 2010 a circulé les mois suivants à quelques exemplaires- témoigne d’une rupture d’avec le courant insurrectionnaliste « anarchiste ». Loin d’être exempte de défauts, cette lettre vise à poser des questions fondamentales à un milieu de militants, sans prétendre être en mesure de les formuler avec clarté. Entre autres,  les prévisions  sur le cours du capitalisme et sur le destin du démocratisme radical se sont révélées erronées,  comme l’approfondissement de la crise et la diffusion globale du mouvement des « indignés » peuvent l’attester. D’autres points -l’importance donnée à la rupture des années 70, la critique de l’activité militante, etc. – restent à clarifier. Quoiqu’il en soit, cette lettre abordait, de la part de son auteur, un début de compréhension  du processus révolutionnaire comme communisation : en ce sens, elle a eu son utilité. (Janvier 2010)  Lire la suite…

France : un avertissement aux ouvriers en colère

08/02/2013 3 commentaires

Manuel Valls lance un avertissement aux ouvriers en colère

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui s’est inquiété mardi des risques “d’implosion sociale” en France en raison de la crise économique, a lancé jeudi un avertissement aux ouvriers en colère, estimant qu’il n’y a “pas de place pour la violence”.

L’annonce par Goodyear Dunlop France de son intention de fermer son usine de pneumatiques d’Amiens-Nord (Somme), les licenciements prévus à PSA et la confusion quant à l’avenir de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) ont ravivé des tensions en France, théâtre d’annonces à répétition de plans sociaux depuis plusieurs mois.

“Il y a de la désespérance chez les ouvriers, chez les ouvrières, il y a de la colère. (…) J’en appelle évidemment à la retenue, au dialogue social, à la recherche de solutions”, a dit jeudi le ministre de l’Intérieur sur Europe 1.

“Il n’y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail, mais on ne peut pas admettre qu’on cherche à casser l’outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu’on s’attaque à des édifices publics, qu’on lance des boulons sur des policiers”, a-t-il ajouté.

Le ministre du Travail Michel Sapin a de son côté appelé de ses vœux un “dialogue renoué entre les organisations syndicales et la direction de ces entreprises”. “On peut comprendre qu’il y ait de la tension, qu’il y ait parfois même de la colère chez les syndiqués, chez les salariés concernés”, a-t-il dit sur Radio Classique et Public Sénat. “Nous sommes là pour trouver des solutions”, a-t-il ajouté.

Interrogé mardi sur BFM TV, Manuel Valls avait estimé qu’on assistait “moins à des mouvements sociaux qu’à des explosions, des implosions sociales”.

 (Reuters, 8 février 2013)

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A paraître aux éditions Senonevero : « Du Kochari et du Jasmin »

03/02/2013 Aucun commentaire

 

Dans les révoltes des pays arabes du pourtour méditerranéen, la confrontation sociale et politique s’est organisée autour de deux pôles opposés : d’un côté une classe capitaliste construite comme une oligarchie clientéliste se confondant avec les appareils répressifs de l’Etat ; de l’autre, un « mouvement de rue » venu des masses urbaines prolétarisées, des concentrations ouvrières, des classes moyennes marginalisées, d’une petite paysannerie sans perspectives.

Les prolétaires deviennent des pauvres. La pente naturelle de la lutte des classes et la limite inhérente aux luttes ouvrières constituent alors un interclassisme dont le contenu propre est la politique : la formation d’une société civile. Dans le cours de la lutte, les rapports hommes/femmes ont manifesté cette revendication de société civile et le passage interclassiste de la revendication ouvrière à la revendication politique : occultation des femmes comme ouvrières, assignation des ouvrières en tant que femmes. Les islamistes travaillent à l’organisation d’une société civile, à la définition du peuple, à la recomposition de la classe dominante et à la restauration de l’Etat. Mais entre leurs mains, la séparation nécessaire de l’Etat d’avec la société et la lutte des classes est toujours menacée.