Archive

Archives pour 07/2017

Hic-Salta communisation : « Ménage à trois de la lutte de classe: Episode 3 »

21/07/2017 Aucun commentaire

La suite du feuilleton sur les classes moyennes salariées publié sur le blog Hic-Salta communisation

crise_carre

Episode 3: Le mouvement contre la «Loi Travail» en France (2016)

Depuis les années 1990, la France a connu un certain nombre de mouvements sociaux – contre le plan-Juppé en 1995, contre la suppression des fonds sociaux des ASSEDIC en 1997-1998 (mouvement des chômeurs et précaires), contre la réforme des retraites en 2003, encore contre la réforme des retraites en 2010. Ces mouvements sont habituellement retenus comme les temps forts de la lutte des classes en France au cours des dernières décennies.

1 – Particularité du cas français

Malgré les différences de mobiles et d’acteurs, ces mouvements ont en commun d’avoir tous contesté des projets de loi visant à éliminer tel ou tel aspect des conditions sociales du fordisme. Les acquis sociaux (retraites, santé, indemnisation du chômage, service public, etc.) étaient visés, dans un pays où leur rôle reste considérable. Ces mouvements ont tous tenté de faire reculer le gouvernement en place, mais avec un succès décroissant au fil des années. Par la force des choses, l’instance qui leur faisait face n’était pas tel ou tel patron ou le patronat dans son ensemble (bien que la pression du patronat ait été à l’origine des réformes), mais l’État. Le contenu même de ces projets de loi engageait de vastes portions du salariat en généralconvoquées au rendez-vous des réformes selon un découpage traditionnel (secteur public/secteur privé, emploi/chômage, etc.) dont la rigidité est elle-même un héritage du «compromis fordiste».

Lire la suite…

Critique des événements de Hambourg

12/07/2017 2 commentaires

Commentaire et article publiés sur la page facebook https://www.facebook.com/alain.cornedieu.9?hc_ref=OTHER&fref=nf

 

« Un petit rappel des faits, vus de l’intérieur, au-delà de la propagande triomphaliste.

Avec en supplément un commentaire personnel : la question n’est pas tant de savoir si à Hambourg on a battu ou non la police, mais de reconnaître que tant qu’il y aura de la police, on ne la battra pas, et que toute victoire purement militaire est définitivement hors de portée. Ce dont il s’agit, c’est d’abolir le rapport social qui fait exister la police, c’est-à-dire concrètement de faire en sorte que la valeur ne circule plus, d’abolir l’échange marchand et la production non plus seulement par le pillage et le sabotage mais par la gratuité, et par la libre production des moyens d’existence et de lutte. Ce dont il s’agit, c’est d’établir des rapports communistes entre des individus, des rapports qui ne durent pas l’espace d’une nuit mais s’imposent comme la réalité même. La lutte armée, si elle est inévitable, n’est qu’un outil parmi d’autres pour permettre cela. Par ailleurs, la lutte armée insurrectionnelle n’a pas grand-chose de commun, dans ses tactiques et ses buts, avec des manifestations de rue qui ne sont en rien une répétition générale du conflit révolutionnaire. Ceci clairement posé, on peut éventuellement discuter de ce qui se passe lors des contre-sommets, en se tenant à distance tant des déclarations fracassantes des radicaux que des critiques indignées des bons citoyens de gauche. »

hambourg

Critique des événements de Hambourg

https://mouvanarev.wordpress.com/2017/07/11/critique-des-evenements-de-hambourg/

Lire la suite…

Spirit of contradiction : CLÁSICOS IMPERECEDEROS VERSUS MUERTOS VIVIENTES

03/07/2017 Aucun commentaire

un nouveau texte d’un camarade de la page facebook « Spirit of Contradiction

CLÁSICOS IMPERECEDEROS VERSUS MUERTOS VIVIENTES

La tradición de todas las generaciones muertas oprime como una pesadilla el cerebro de los vivos. Y cuando éstos se disponen precisamente a revolucionarse y a revolucionar las cosas, a crear algo nunca visto, en estas épocas de crisis revolucionaria es precisamente cuando conjuran temerosos en su auxilio los espíritus del pasado, toman prestados sus nombres, sus consignas de guerra, su ropaje, para, con este disfraz de vejez venerable y este lenguaje prestado, representar la nueva escena de la historia universal.

Karl Marx, El 18 de Brumario de Luis Bonaparte

[…] el choque de mayo había resucitado y sacado de nuevo a la superficie corrientes del movimiento obrero enterradas por el olvido bajo el desprecio de los partidos establecidos: el movimiento de los consejos en todas sus variantes, el KAPD, o individualidades como Lukàcs, Korsch, etc. Esta resurrección del pasado era indicio al mismo tiempo de la imposibilidad de aprehender directamente la realidad y de la incapacidad de ésta para engendrar otras formas de lucha y otros enfoques teóricos.

Jacques Camatte «Contra la domesticación» (1973)

Corría el año 1962 cuando la Internacional situacionista apeló a «reemprender el estudio del movimiento obrero clásico de una forma desengañada, y desengañada ante todo en lo que se refiere a sus diversos herederos políticos o pseudoteóricos, que no poseen más que la herencia de su fracaso». Cabría imaginar, por tanto, que a estas alturas, de las legiones de incondicionales contemporáneos de la I.S. hubieran surgido unos cuantos estudios exhaustivos y desengañados en torno a las turbulencias del período 1968-1978 que ayudaran a discriminar con claridad entre lo vivo y lo muerto de esa etapa concreta del pasado reciente. Entre otros objetivos, esa hipotética investigación debería haberse dado como meta distinguir al puñado de grupos e individuos excepcionales que, despojándose de toda veneración supersticiosa por el pasado, se entregaron por aquel entonces a la tarea de reactivar y transformar críticamente el legado de las izquierdas comunistas heréticas del período 1917-1936, de quienes optaron más bien por reciclar dicho legado para poner al día su ideología y seguir moviéndose dentro de parámetros tan «clásicos» como fuera posible.

Lire la suite…

Categories: Nouvelles du monde Tags:

EL PROLETARIADO COMO DESTRUCTOR DEL TRABAJO/LE PROLÉTARIAT COMME DESTRUCTEUR DU TRAVAIL

02/07/2017 Aucun commentaire

La page facebook « Spirit of Contradiction »   a traduit ce texte de 1972 publié dans le livre « Rupture dans la théorie de la révolution » aux Editions Senonevero 

 «Texto clásico de 1972 que contiene todo lo que siempre quisiste saber sobre el movimiento obrero clásico, el sindicalismo, el consejismo, las revoluciones rusa y alemana, mayo del 68, el bluff bordiguista, la transición entre dominación formal y dominación real, el rechazo del trabajo y de la política, Potere Operaio y sus miserias, y mucho, mucho más… no hace falta ni atreverse a preguntar, aquí lo tienes…»

«Reflexiones surgidas al hilo de la traducción de “El proletariado como destructor el trabajo” (1972) a fin de aclarar la confusión en torno a las verdaderas innovaciones teóricas de la época y diversos aggiornamentos, más o menos logrados, de la prehistoria contemporánea…»

https://1drv.ms/w/s!AqkeU1DhUqfVlXhvJWA-sVExnlyY

Nous publions la version originale

LE PROLÉTARIAT COMME DESTRUCTEUR DU TRAVAIL

En préalable, nous pensons utile de donner les définitions de certains termes que nous employons dans ce texte car ils sont largement inusités dans les analyses économiques habituelles —bien que de moins en moins, heureusement. Ils sont tirés des œuvres économiques de Marx les moins connues parce que les plus escamotées, censurées, ou même calomniées par les divers marxismes officiels ou universitaires, ce sont principalement : les “Grundrisse” ou “Fondements de la Critique…” ou encore “Principes de la Critique…” (1857), et le “6ème Chapitre du Capital” (“Chapitre inédit du Capital” dans la collection 10-18) rédigé par Marx dans les années 1863-66.

Lire la suite…